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Hier, ma routine fut chamboulée. Toute la journée j'étais sur le qui-vive chez moi. La nièce est entrée à l'hôpital pour accoucher. C'est tout naturel, vous me direz? Mais tant que ce n'est pas fait, rien n'est acquis. En amenant la voiture à mon fils, pour ne pas faire escalader la tension de l'attente, j'écoutais, je me souviendrai, la musique de film qui s'avère être «The Magnificent Seven». Au retour, j'écoutais l'Ensemble Amati. C'est la tension qui donne les sens aiguisés et j'ai particulièrement apprécié ces musiques. En même temps, je savais que la nièce est en labeur. Mentalement, je faisais le parallèle entre la chevauchée western et les assauts des contractions d'un accouchement. J'imagine que la beauté des accents du violon s'apparente à l'arrivée des bébés, puisqu'à mon retour à l'hôpital, les jumelles sont là, minuscules et parfaites.
Une heure plus tard, je quittais la petite famille pour aller au théâtre Jean-Duceppe. J'attendais la pièce «Oncle Vania» de Tchekov. Il me semblait qu'elle est prometteuse et l'affiche avec toute la troupe est très belle. Mais j'ai râté le coche! Trop fatiguée, tension relâchée, je ne sais pas, je n'arrivais pas à rester alerte à la pièce. Nous étions partis à l'entracte et j'étais trop inerte pour regretter. J'allais donc directement au lit!
Aujourd'hui, j'ai travaillé dans un nouveau dossier. Et puis ce soir j'étais avec une amie à l'inauguration du Salon du Livre. À peine quelques salutations de courtoisie à une amie qui lance un livre, à une autre aussi, et nous nous sommes esquivées pour aller souper tranquillement au bistro de l'hôtel Hilton. Moi qui voulais faire du zèle pour prendre le transport en commun, c'est mon mari qui m'a amenée à la Place Bonnaventure et c'est le copain de ma copine qui m'a ramenée! Mais je le ferai à la première occasion, promis!
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