31 octobre 2006
Spectre et fantômes

Toute la journée j'étais au clavier. Des recherches pour le travail, des mails aux amis, mais aussi des tournées sur le net en repérage. Pendant ce temps-là, mon mari va à ses rendez-vous, d'abord pour une alliance stratégique, ensuite pour voir la tireuse de cartes. À sa façon, il prépare l'année prochaine. Moi aussi, à la mienne qui est de souvent remettre en questions ...

J'allais aussi au logement du haut pour arroser les plantes. Cet intérieur qui est frais peint, meublé et décoré, je l'aime assez pour que cela me coûte de le louer. Je me trouve excentrique de tenir ainsi des maisons vides. Excentrique ou inconsciente ou gâteuse. Dès que je suis redescendue au cocon, j'ai appelé le journal La Presse pour passer des annonces de location! Soyons sage!

Au marché je suis allée à la fin du jour. Alors qu'il fait froid et tout mouillé à l'extérieur, il me semble que je reprend pied dans les rangées, parmi les fruits, les légumes et le comptoir des viandes. Je pense à la relation que j'entretiens avec la nourriture, non pas que celle que je consomme, mais celle qui me met en liens avec mon monde. En parcourant les allées, des idées de plats me viennent. Je regrette presque de ne pas habiter encore en famille pour concocter les repas. Voilà que je trouve des rôtis qui me plaisent et ... je rafle tout ce qui reste. Dix rôtis! Et des brochettes de souvlakis pour les fils: six plats!

Je vous assure que je suis en meilleure forme en sortant du marché qu'en rentrant. Et puis je retourne au cocon. Sur ma rue, avec toutes ces décorations d'Halloween, ce fut la foire, le débarquement de petits monstres et grands enfants. C'était même difficile de trouver à me garer. Et de rentrer dans ma tanière presqu'à la sauvette, en tenant les lumières éteintes pour ne pas attirer tout ce monde, même si j'avais acheté quand même un sac de bonbons au cas où. En fait, j'aurai eu besoin de dix sacs si j'avais allumé les lumières. En vérité, je n'ai pas donné un seul bonbon et le sac acheté est toujours là!

Un rôti de poitrine de poulet et porc ficelé avec des lanières de «bacon», assaisonné aux herbes de Provence, fut notre plat de résistance. Avec des courgettes sautées et croquantes. Enfin, un vrai repas préparé pour deux, alors que j'ai délaissé la vraie cuisine pour deux depuis un certain temps, au profit de la vraie cuisine que chez les fils puisque c'est plus rationnel pour cinq que pour deux.

Tout compte fait, le seul spectre que je redoute c'est la morosité automnale qui guette plus d'une personne, rien à voir avec les faux fantômes de la soirée!

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