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Vent violent toute la nuit dernière. Du coup, le tilleul a perdu presque toutes ses feuilles qui ne sont même pas encore jaunes. Ce matin, nous avons enfin rangé la table et les chaises de jardin. Mon mari enlève ce qui reste de la vigne grimpante. Il ne reste que les feuilles à ramasser et la cour est prête pour l'hiver.
La voisine à la campagne m'annonce au téléphone de la neige là-bas. Je pense à la table et les chaises sur le patio, au grand vent. Et les deux dernières cordes de bois, pas livrés encore, à corder ensuite.
Mais aujourd'hui, la ville nous retient. Un déjeuner chez mes parents et puis, au perchoir, nous changeons les garages, c'est-à-dire que nous transférons tout le contenu dans celui d'à côté. Notre garage qui n'a jamais abrité la voiture est rempli de multitudes d'objets, depuis le sofa qui n'ira pas finalement chez ma fille, jusqu'aux étagères blanches en pièces détachées qui n'ont jamais servi, aux cartons de vieux dossiers, etc. À la tombée de la nuit, tout fut fait, si l'on ne parle pas de quelques boîtes de livres que je dois disposer d'ici deux jours. Qu'est-ce que je fais avec une douzaine de livres de gestion en anglais?
Chez les fils, c'est un vrai repaire d'étudiants. L'un est en examen aujourd'hui, l'autre est parti étudier ce soir. Lui, ça lui prend l'ambiance d'un café anonyme. Le troisième a étudié au collège tout l'après-midi pour un examen demain. Le père et moi, nous nourrissons la troupe! Un bon rôti ce soir, un plat de macaroni pour la semaine, un pot-au-feu dans trois jours.
Avec tout ça, j'ai oublié le rendez-vous téléphonique avec ma copine de Norvège cet après-midi!
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