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C'est comme si la journée a commencé sa partie sérieuse sur le coup de midi. Avant midi, je vagabondais sur le net. Après la petite soupe aux choux-raves, je préparais un dossier pour que mon mari puisse partir. Et puis, en raffales, je ficelais les petits bouts de tout ce qui ne peut pas attendre à mon retour de voyage: du tri, de la mise à rebuts ou au recyclage, du courrier, des comptes, etc. En plus de la liste officielle des actes et des faits! Tout en cherchant mes lunettes pendant de longues heures, c'est-à-dire que j'ai fait beaucoup, sans mes lunettes, comme seule une myope devenue moins myope puisque presbyte peut faire. En fin de compte, les lunettes étaient sur le lit, du mauvais côté, perdues dans les motifs de la courtepointe!
Et puis, mon mari revenu, nous sommes partis ensemble. À 17h45, nous ramassons une cliente devant son bureau. À 18h tapant, nous sommes à un rendez-vous. À 18h30, nous cherchons un café pour rédiger et signer des papiers, lançant une négociation. À 19h20, nous déposons la cliente chez elle. À 19h30, au téléphone, je prend rendez-vous pour négocier mon nouveau dossier demain. À 19h45, je suis dans une toilette publique, tout en oubliant toujours de me mettre un peu de rouge à lèvres. Et à 20h tapant, nous sommes au théâtre du Rideau Vert, pour la première pièce de sa saison, «Au retour des oies blanches».
Encore une excellente pièce, même si la salle est un peu vide. C'est vrai que la pièce est construite comme une tragédie grecque. L'intrigue est bien montée en crescendo. Les jeux, les paroles, la mise en scène, ... nous sommes tous les deux d'accord sur le fait que le théâtre québécois est bien assis sur une maturité que je n'ose pas qualifier de nouvelle. Mais en vérité, je me rappelle encore qu'il n'y a pas si longtemps, les pièces sont assez inégales en qualité, au sein d'une même troupe, sinon entre les troupes. À moins qu'il ne se soit tout simplement renouvelé! Enfin, de mon point de vue de fidèle abonnée de trois théâtres et spectatrice d'à peu près seize à dix-huit pièces de théâtre annuellement.
Pour revenir à la bonne marche de mes affaires, j'espère bien tirer mon épingle du jeu au cours des prochains vingt-quatre heures pour pouvoir partir à Boston ensuite. L'horoscope n'at-il pas dit que «maintenant qu'elle est dans un autre signe d'Air, la planète Mars est mon alliée» ?
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