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La journée d'hier a servi à reprendre pied, à renouveler ma prescription de médicaments, à résoudre le mystère du glycomètre qui ne fonctionne pas, à retrouver le sudoku. Ce jeu est devenu un défi et un plaisir pour moi, comme pour mon mari.
Aujourd'hui, pluie et dense circulation. J'ai pensé aller voir mes parents par ce temps de vague-à-l'âme. Et faire mon marché de fruits et légumes. Souper avec les fils de nouveau. Au travers des va-et-vient, nous commençons à trouver l'équilibre des rapports avec ces jeunes adultes tout en maintenant notre support en tant que parents. J'ai pensé aussi que les récents événements violents comme cette fusillade au collège Dawson, comme ce viaduc qui tombe sur la tête des automobilistes, inconsciemment nous rappellent à l'impermanence de la vie et à la valeur du moment présent. Être là pour nos enfants, c'est toujours notre première priorité et notre premier réconfort. Sans escompter de valeur future à nos gestes.
Retour dans nos dossiers présents et futurs. Organisation aussi de notre prochaine virée à Boston. Avant mon petit tour à Paris. Il faut bien continuer dans nos projets même si les dossiers nouveaux se dessinent. J'avoue qu'en ce moment même, ce n'est pas l'urgence de vivre qui me tâlonne, mais plutôt le ficelage de tout ce qui est en suspens. Il en résulte une certaine impatience alors que le temps et l'énergie mentale ont des limites. Je vois aussi décliner la capacité d'entreprendre de mon mari alors que lui-même ne se l'avoue pas tout en s'énervant sur des détails insignifiants.
Je disais à ma copine de Virginia que nous sommes à notre «turning point» mais entre vous et moi, est-ce que nous frappons le «mur des 55 ans»? Mon amie de Québec me disait d'ailleurs que les prochaines années seront plus rondes, tout comme le bon vin ...
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