22 mars 2006
Le petit dans le grand

Aujourd'hui, on dirait que je n'ai rien fait, à part d'assister à une conférence-déjeuner de John Saul à propos des fondements de son livre «Mort de la globalisation». L'homme est séduisant, cultivé et convaincant.

À l'hôtel Intercontinental où je ne suis pas venue depuis des lustres, j'apprécie le décor feutré et élégant. Il y a un prix à payer bien sûr pour l'ambiance, mais le saumon servi était savoureux et le parking à douze étages sous terre impressionnant.

En après-midi, à peine le temps de digérer, je suis de nouveau attablée. Cette fois-ci, au bistro Olivieri, pour renouer avec une compagne des affaires associatives, avant de l'introduire à cette assemblée où elle me remplacera à l'automne prochain. Tout va bien.

Quelques nouveaux dossiers se pointent à l'horizon pour moi alors que pour mon mari, deux dossiers sont entrain de passer, ou casser, on verra bien dans les prochains vingt-quatre heures.

J'ai parcouru le livre de Jane Jacobs. Mentalement, je la met en lien avec les propos de John Saul. Mais aussi, je mesure la cohérence de nos décisions familiales concernant nos lieux de vie. Nos fils sont là, bien au coeur de nos préoccupations. Leur présent, leur avenir. Les jumeaux sont bien acceptés à l'université de leur choix. Leurs intentions d'études sont belles, il suffit qu'ils finissent leurs derniers cours du collège. Le plus jeune travaille ces jours-ci comme manoeuvre dans un projet de rénovation résidentielle. Il apprécie l'expérience. Je sais bien qu'il n'aurait pas passer sa semaine de lecture, donc congé de cours, à lire comme il se doit. Enfin ... de bons garçons!

Je rêve de retraite de silence. En même temps, je réorganise mon horizon de vie active, puisque je suis encore habitée par les dernières données sur la chute démographique au Québec dans les prochaines décennies. Et sur la réflexion à propos du déséquilibre intergénérationnel. De grands mots pour dire qu'il y a moins de travailleurs dans les prochaines générations pour supporter tout le poids des méfaits économiques actuels, sans parler encore des vieux qui seront plus nombreux et qui vivront plus longtemps.

Denses réflexions pour les feuillets trop minces de ce journal. Je ne suis pas d'humeur joyeuse, vous vous êtes rendus compte?

Je viens d'ajouter un titre à l'entrée du jour. Je me suis souvenu des mots qu'un certain lecteur utilisait pour qualifier mes écrits dans ce journal. Je suis retournée chercher ses mots exacts en relisant mon entrée du 18 mai 2000, où j'ai reproduit les échos de lecteurs. Et oui, j'ai la fâcheuse manie de chercher toujours de mettre le petit dans le grand, à enligner mes plus petits gestes sur les astres, comme sur la conjoncture du monde. Je suis le bon petit soldat de «notre» monde!

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