20 mars 2006
Fin de l'hiver

Hier, je disais que je ne me débat pas ... Aujourd'hui, je dirai que je subis une impression de désert et d'incompréhension. Le sentiment d'exprimer de mon mieux ce que je ressens et d'être incompris. Misérable!

Je n'ai pas étudié mon chinois ce matin. À la place, j'essaie de sortir de ce sentiment d'immobilisme et de stagnation. Tout en étant constamment déranger par la présence des autres et leurs expressions. Je me noie dans l'ordinaire. Je m'égare dans le médiocre.

Cet après-midi, je me suis mise sous la lumière blafarde de néon pour faire mes exercices de calligraphie chinoise. Les traits dansent, mes yeux voient flou, les lunettes ne sont d'aucune utilité. Deux heures de cours avec des phrases chinoises de plus en plus complexes. Les prononcer c'est déjà un exercice de voltige. Les comprendre, et surtout les retenir, sont des actes de foi.

Une heure en laboratoire de langue, où j'ai repris une ancienne leçon avant de passer à la nouvelle. Oui, maîtriser cette langue est tout comme maîtriser un art martial. Patience et longueur de temps. Au sortir de la séance, alors que j'exprimais cet engagement exigeant, mon mari exprime son incompréhension en laissant tomber: «Tout aussi bien arrêter tout de suite!» Alors qu'il était amusé et admiratif au début quand il m'entendait pratiquer. La quête d'une maîtrise est bien un chemin solitaire. Me voilà avertie!

Ce soir, deux sollitudes cheminent côte à côte. L'effort d'échanges est superflu pour le moment. Facile de blâmer la fin de l'hiver, la ménopause et tout le reste.

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