11 mars 2006
Au gré du temps

Ciel bleu, temps radieux. La pluie prévue ne viendra pas nettoyer ces trottoirs sales. Que c'est bon de se promener avec le manteau ouvert. Enfin, se promener n'est qu'une rhétorique puisque je suis plutôt allée chercher ma tante, la trimballer avec moi pour les commissions, même pour aller effectuer un tout petit geste professionnel. Puis nous sommes allés chez mes parents, manger, jouer aux cartes. Tout pour les distraire. Pour que ma tante accepte de ne pas aller au chevet de son fils, puisque sa bru ne veut pas, du moins pour cette journée. Les relations familiales sont compliquées pour eux.

Puis nous avons rendez-vous avec le rénovateur dans l'autre maison pour préparer mon prochain cocon. Il est drôle d'observer notre façon d'habiter nos maisons, La Dolphine, le perchoir et le cocon, tout en même temps. Comme des relais dans l'espace géographique et mental.

Je suis consciente que je suis fatiguée surtout à cause de l'investissement psychologique dans l'avancement de l'état de mon cousin. Mon mari aussi, d'autant plus qu'il est bien occupé professionnellement. Mon cours de chinois abandonné depuis deux semaines va donc à vau-l'eau. Des tâches dans mes affaires collectives ne sont pas encore faites.

Ce soir, je n'ai que envie de m'étourdir. Nous sommes allés manger avec la fille, un fils et un neveu dans cette brochetterie à la grecque, bondée et bruyante. J'ai mangé, assise raide et crispée sur ma chaise. Mais entendre babiller les jeunes c'est réparateur et divertissant.

Ce soir, nous nous consolerons au lit. Demain est une grosse journée où nous sommes sensés être, chacun de notre côté, réunis en famille auprès du cousin, et dans mes rendez-vous de travail. Et acheter ce qu'il faut pour nourrir tout ce beau monde, puisque personne ne cuisine. Mais il y a de l'imprévisible dans l'air, c'est le moins que l'on puisse dire.

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