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Se lever vers 11h, pousser mon mari du coude parce qu'il faudrait absolument être chez le cousin pour la cérémonie des fiançailles de sa belle-fille, la jeune fille du Viêt-Nam que je l'appelais.
Simple cérémonie de convenance. Première rencontre des deux familles, alors que la jeune fille et son fiancé cohabitent déjà. Qu'importe, puisqu'ils forment un bien beau couple, alors que les parents reconstituent en hâte l'image lisse de l'unité familiale. Nous faisons partie de la famille élargie, notre présence entérine leur respectabilité. Je dis ce qui précède froidement, comme une constatation et non un jugement. Je m'y prête de bonne grâce!
Buffet vite commandé dans un restaurant chinois. Trop de nourriture encore. L'abondance de nourriture aussi semble cautionner les bonnes volontés. Mais je mange, je mange, je joue bien le jeu, je vous dis. Et de coeur, on s'en fout du lien de sang manquant, je fais bien la tante affectueuse!
Fin d'après-midi crevé où je récupère deux fils, le plus jeune est parti en Abitibi avec sa soeur. Ce soir, je concocte une soupe avec la carcasse de dinde. Et je flâne au lit ...
Un bref moment, chers lecteurs, j'ai eu une pensée pour le moment où je vais arrêter ce journal. Je jongle avec une date-limite symbolique qui est loin d'être arrêtée encore. Mais j'ai pensé que je tiens à vous partager cette pensée filante!
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