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Hier, quarante centimètres de neige sur Montréal. Ma cliente a annulé son rendez-vous. Les installateurs de la porte ne viendront pas. Mon mari et le déneigeur sont très tôt dehors, à déblayer, nettoyer, déplacer les deux voitures, etc., alors que devant chez moi, d'autres voitures sont ensevelies complètement.
Mais je suis quand même sortie pour manger avec ma soeur la swami, arrivée la veille pour quelques jours. Nous sommes même allés rendre visite à la tante, le cousin et la cousine. Conversation surtout spirituelle pour le salut du cousin, puis nous l'avons ramenée chez mes parents.
Aujourd'hui, épuisante journée. Dès 7h30, j'étais encore sous la couette, mon mari arrivait dans la chambre avec les ouvriers. En deux heures de temps, ils ont liquidé la vieille porte, préparé l'ouverture béante et réinstallé une porte toute neuve à vitrage plus généreux encore. Me voilà au chaud en hiver et bien aérée pour l'été. Au printemps, je pourrai sûrement profiter de ce balcon si privé.
Et puis nous avons travaillé jusqu'au soir. Déplacements, stationnements d'hiver avec tous ces talus de neige, sans parler du rituel de déchaussement de bottes chaque fois que l'on arrive quelque part, et ensuite les remettre, après avoir immanquablement mettre un pied dans la petite flaque d'eau formée par la neige fondue. Ce soir, je mange pour me recharger d'énergie, sauf que l'estomac s'alourdit.
Réunion familiale chez mes parents. Si vous voyez le monticule de manteaux entassés. Et le brouhaha! Je me suis sauvée au sous-sol, allumant un feu de foyer, préférant l'agittement des petits pieds et des petites mains à la compagnie de leurs parents. Après le repas, l'ambiance s'est assoupie. Ma soeur la swami prépare un retour au Viêt-Nam dans les prochains mois. Après trente-cinq ans, dans un contexte d'enseignement yogique, je ne sais pas comment elle vivra l'expérience. Je suis tentée de me joindre à elle pour un passage en Inde, Viêt-Nam et Japon. Je suis tentée mais je ne sais pas si j'oserai. Mes obligations ici, à Montréal, sont toujours de bonnes excuses raisonnables et raisonnées.
Avec le mal de tête de cet après-midi et la fatigue extrême de ce soir, je suis dopée de comprimés et de gelules de toutes sortes. Mon taux glycémique, comme mon poids, est à la hausse. La machine du corps s'emballe alors qu'il faut que je dompte avant tout ma tête. Et le coeur dans tout ça?
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