11 septembre 2005
Vivre pour manger?

Longue mais agréable journée! Sous le même zèle d'hier, je fais la super-omelette pour les fils, et je remet ça pour le mari un peu plus tard, pour son déjeuner.

Doucement l'on se prépare pour le grand rassemblement, en l'honneur des cousines toujours, chez une de mes soeurs. Nous serons plus de quarante-cinq, petits et grands. À cause d'un front d'air frais, je m'habille un peu plus automne. À cause du trop long pantalon de suédine, je met ces bottines à talons hauts, trop haut pour mon naturel. Et nous sommes les premiers arrivés, parce qu'il faut déposer un fils au travail avant. Et puis j'assiste à l'arrivée de chaque famille avec ses casseroles et ses plats. Nous allons encore trop manger. Deux énormes paellas aux fruits de mer côtoient des plats typiques vietnamiens, deux grosses soupes, un couscous végétarien, etc. Comme si nous ne pouvons rien faire d'autre que manger. Et rire, et blaguer. Et chercher à nous trouver d'autres prétextes pour nous voir encore. Et encore. Le prochain coup c'est moi qui doit concocter quelque chose, pour cousines seulement, ou pour les couples.

Ce soir, une nièce nous annonce la bourse d'études qu'elle a gagnée pour aller à l'Université de Manchester, Angleterre, pour six mois. Ce soir, l'envie de partir me reprend ... Au retour, je suis tout à fait crevée, sans comprendre pourquoi. Peut-être que trop manger est une forme de violence que nous imposons à notre corps. Au moins, je commence à le reconnaître, c'est positif. J'arriverai probablement un jour à ne plus me l'imposer, je crois. Quand à cette surabondance compulsive, peut-être qu'un jour saurons-nous nous contrôler? En tant que groupe cohérent.

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