09 septembre 2005
Aubergiste ou goûteur?

Ce matin, réveil dans mes draps du Nord. Matin calme. Fraîcheur dans l'air et soleil joyeux. Je ne sais pas si nous reviendrons en ville ce matin ou cet après-midi. Tout dépend de retour d'appels. En attendant, nous avons pratiquement l'illusion d'être aubergiste!

Je fais le nettoyage de la salle de bain, non pas la mienne mais celle qui est du côté des invités. Je jette à la poubelle les bouts de savons, les restes de shampoings, mais aussi des éléments décoratifs qui ont défraîchi avec le temps. Et puis je change les draps, tous les draps, de trois grands lits et de deux petites. Je réorganise la distribution des oreillers et des couvertures et range les sacs de couchage. C'est que le passage du troupeau familial il y a deux semaines laisse d'imperceptibles traces. Plus rien n'est tout à fait à leur place! En plus de la poussière ancienne et des miettes plus récentes. Mon mari fait les planchers et l'aspirateur. La laveuse fait ses brassées. Nous refaisons les lits, lissons les douillettes, quittons chaque chambre avec un dernier regard de satisfaction. Et puis, mon mari dit: "Et si nous faisons "bed and breakfast" pour de vrai?" J'y avais pensé un peu! - "Mais non!", je dis. -" Et si on ...", je n'en pense pas moins ... Si je suis malprise, je pourrai toujours faire aubergiste!

Finalement, nous n'aurons pas ce rendez-vous avec le psy qui est et fait bureau dans les Laurentides. Nous n'avons pas encore de confirmation pour d'autres rendez-vous encore en ville. Mais nous revenons doucement en ville, au milieu de l'après-midi, après avoir mangé une pizza végétarienne. Puis nous allons chercher le fils qui travaille aux Studios Mel, situés au diable vauvert, non desservis par l'autobus. Il y est engagé pour le temps du déroulement de Star Académie.

Ce soir, nous avons invité un couple d'amis devenues clients au Mikado. Sushis et sashamis y sont bons mais pas plus qu'ailleurs, mais la soupe miso maritime est un délice et la crème brûlée à trois saveurs en dessert est une merveille. Émerger du restaurant dans la fraîcheur du soir, le ventre plein mais la bourse quelque peu délestée. Sentiment trouble.

Dans la nuit avancée, je délaisse le clavier et la fraîcheur envahissante partout au perchoir pour rejoindre la chaleur brûlante des bras de mon mari. Qui me consume.

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