08 septembre 2005
Jour de pluie

Ce matin, dès 9h, un estimateur est dans ma chambre! Nous allons probablement commander une nouvelle porte-fenêtre qui donne sur le balcon. Cela semble simple mais ce n'est pas si simple, comme la maison est assez ancienne et la porte de dimension non standard. L'hiver dernier, le panneau de bois à la base de la porte tombe en morceaux. Il a fallu mettre du ruban épais d'une part pour faire tenir les morceaux, d'autre part pour colmater les infiltrations d'air glacial. Vous ai-je déjà raconté que certaines nuits d'hiver, sur le côté plus près de la porte-fenêtre, j'ai la peau du visage et du bras sorti de la couverture toute froide. Même sous la couette, quand je me tournais, c'était pour réchauffer le côté exposé. Non ce n'est pas un mythe canadien, c'est vrai. Enfin, nous allons bien finir par commander une porte. Mon mari jongle entre les différents soumissionnaires. Il est vrai aussi que lui a toujours chaud, même en hiver!

À 10h, se présente la nouvelle équipe de femmes de ménage qui va commencer la semaine prochaine. Cette équipe de deux va expédier le travail en quelques heures alors que l'autre dame passait la journée entière, ce qui n'est pas toujours commode quand nous travaillons tous les deux de la maison.

Et puis je concocte un bon repas pour recevoir une amie. Filets de tilapia au four, fèves du jardin et riz pilaf. J'ai trouvé l'enchaînement de la journée bien agréable. Ramasser le ménage, préparer le repas de midi et celui du soir, surveiller l'heure, être prête et détendue. Et puis conversation joyeuse, suivie d'une autre beaucoup plus sérieuse, à l'arrivée de mon mari.

La suite fut moins drôle. Mon amie avait égaré son trousseau de clés. À trois, nous cherchions partout dans le perchoir, là où elle peut avoir passé, dans la rue, là où elle as pu échapper ses clés, pas dans sa voiture puisque c'est sous clé. Il pleuvait. Mon amie et mon mari se passaient son parapluie rouge. Voilà trois fois qu'elle a vidé son sac et son cartable. Mon mari fouillait même son sac pour être sûr qu'elle n'a pas oublié une pochette. De guerre lasse, voilà qu'il est bien obligé de l'amener jusqu'à chez elle, à l'Ile-des-Soeurs, où une voisine avait un double des clés. Eux deux, aller-retour dans la circulation de l'heure de pointe et moi, j'attendais pour ma voiture tout en replaçant la maison et en me changeant. J'étais arrivée en retard à une réunion où j'ai pu participer quand même pleinement, comme on m'avait attendue. Pour en finir avec l'histoire des clés, au retour de leur tournée, l'amie a ouvert sa voiture avec les clés de secours, en cherchant son imperméable pour l'enfiler, comme il fait un peu frais avec la pluie, elle s'est rendue compte que l'imperméable n'y était pas. Devinez où il était? Dans ma garde-robe d'entrée, avec les clés bien sûr! Je n'avais pas remarqué son imper à son arrivée et elle qui l'avait complètement oublié!

Je suis revenue alors que les fils et leur père avaient fini de souper. Malgré la pluie et la brume sur la route, nous sommes bien partis à La Dolphine. Nous reviendrons tôt demain si nécessaire. En attendant, ce soir, dans cet antre accueillant, j'ai allumé un bon feu de foyer. Mon mari s'est endormi là, sur le sofa. Nos inquiétudes sur un fils, malgré nos discussions en cours de route, se sont déposées comme par enchantement au pas de la porte.

Tant d'histoires et d'incidents, tant de développements et de réflexions, dans l'un ou l'autre de mes sphères d'activités, ou dans ma vie familiale ou personnelle, que je trouve mes journées longues et riches.

J'allais oublier. Vers minuit, nous avons parlé à notre fille, dans son appartement de Lasarre. Ma voix est un peu déraillée, je suis un peu fatiguée ...

hier consulter les archives demain

retour à la page principale

PT LANGUAGE="javascript"> 1

Untitled