06 septembre 2005
La vraie rentrée au travail

Immanquablement, la rentrée au travail, tout de suite après la Fête du Travail, démarre sur les chapeaux de roue. Ce matin, je débute par une discussion dans le blanc des yeux avec mon mari, discussion un peu émotive, sans dérapage. Une de ces fois où l'on se dit le fin fond de nos pensées, avec amour, sur écran de sincérité, tout en gardant en tête le dicton: "Toute vérité n'est pas bonne à dire!"

Avec cette discussion en entrée de matière, le reste de la journée fut bousculant, avec une dizaine de minutes de retard sur le premier rendez-vous. Un retard qui ne s'est pas rattrapé mais qui se poursuit sur tous les autres. J'étais aussi partie avec mes papiers un peu emmêlés, avec un simple rouge à lèvres, en oubliant mes médicaments. Heureusement, à discussion calme, coeur limpide. Je ne suis donc pas troublée et perturbée dans mes propos professionnels.

À 11h30 donc, ce rendez-vous de mise au point avec ce tandem mère et fils. Pour discuter affaires, ils m'ont toujours invitée à déjeuner chez eux. Au fil du temps, ce sont des amis, à qui je prodigue conseils, avec moi, ils discutent de leurs orientations, de leurs horizons de vie. À 14h, cette vieille dame que je rencontre pour la première fois. Rendez-vous d'acclimatation, d'apprivoisement je dirai, puisque son fils m'a déjà vue, en éclaireur. Il y a de ces décisions difficiles à prendre, quand on est d'une génération besogneuse, dans un monde apparamment immuable. J'accompagne en fait, des gens dans les tournants de leur vie.

À 16h, je repasse vite au perchoir pour une collation. Dans tous ces déplacements, mon corps est en manque d'eau. J'ai trop chaud avec la petite veste utile le matin, sans la veste, le tshirt bleu manque un peu de sérieux. Heureusement que le pantalon noir et les sandales noires sauvent un peu la mise. Mon sac façon besace, malgré son cuir fin mais à cause de son bleu électrique, détonne. D'où le tshirt bleu pour marier l'ensemble, comme je n'ai vraiment pas eu le temps ce matin pour changer de sac à main, vider son contenu tout en gardant le nécessaire.

À 16h15, je passe voir les mails reçus dans la journée. L'un d'eux est électrique, je fulmine d'indignation. Je repars en vitesse, toujours avec les mêmes dix minutes de retard. Un petit rendez-vous simple. Je reviens dans la demie-heure rédiger et envoyer la réponse au mail indigne.

À 18h, je suis sur les genoux. Les fils sont tous là pour le souper familial officiel. Oui, il faut que je les convoque d'avance maintenant pour les avoir tous à la même table. À deux, mon mari et moi, nous avons sorti un repas: du bon blé d'inde tout frais qu'il a acheté cet après-midi, des fèves fraîches que j'ai préparées à toute vitesse, des croquettes de poulet panées au four. Échanges à table qui m'ont détendue peu à peu. Échange plus intime avec le fils souvent absent. Je constate son avancée à pas de tortue dans l'amélioration de sa condition. Il constate lui-même les incohérences entre ses pensées et ses actions. Je ne suis plus sous le choc comme il y a quelques mois, mais je suis triste de la situation.

À 22h, je suis vraiment dans les vapeurs. Trop fatiguée pour dormir, incapable de consolider mon agenda, pourtant il le faut, mon carnet de danses s'embourbe! Nous allons tous les deux nous immerger dans la baignoire pleine à ras bord. Détente tranquille. Papotage. Douce intimité. La discussion de ce matin rapproche, replace le diapason.

À minuit, je fais un saut! J'ai oublié mes médicaments encore. Ahhh! En somme, malgré l'impression de chaos, chaque chose est à sa place et suit son cours, sauf pour cette médication. Et mon rendez-vous de prise de sang que je retarde, pour essayer de continuer avec ces médicaments que je ne veux pas changer, tout en les oubliant sans cesse. Rahh! le voilà mon talon d'Achille!

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