|
Trois heures du matin dans le prochain jour. Dans trois heures je quitterai Montréal pour un peu plus que trois jours. Faut-il encore en finir avec le jour passé pour accueillir celui à venir ...
Pour dormir un peu, je vais vite raconter les derniers vingt heures de travail. Oui, vingt heures à toutes les sauces!
7h30 du matin, je suis déjà au centre-ville, dans les locaux d'une université. Nous devrions nous préparer tranquillement pour une table d'accueil. Surprise, la place était pleine. Les deux cents personnes qui devaient être à un déjeuner-rencontre au marché Bonsecours sont tous là, pour cause de cambriolage, bouclage des lieux par les policiers. Démarrage en catastrophe donc.
9h55: je m'esquive de mon poste une demie-heure, espérant trouver dans une boutique voisine, des cadeaux pour mes amies des u.s.a. Bredouille, je suis revenue. Comment acheter des cadeaux pas trop personalisés pour des gens qu'on n'a pas vu, ni fréquenté depuis trente-cinq ans?
10h30: je remplace à pied levé quelqu'un qui doit accompagner des conférenciers à leur salle respective. J'hérite de deux journalistes et deux spécialistes. J'aurai dû quitter pour 12h, mais la conférence se terminant à 12h30, en s'étirant jusqu'à 12h40, mon mari m'a attendue devant la porte. Nous avons vite et mal mangé, comme nous savons que nous allons enchainer jusqu'à ce soir.
13h pile: chez des clients pour finaliser quelques détails importants.
14h30: traverser le pont un peu bouché, rendez-vous notarial pour le dossier litigieux depuis trois mois. Des poignées de main polies à la ronde, des visages faussement détendus, passage obligé aux signatures. Je prononce les félicitations d'usage que personne ne relève pour bien faire sentir à la partie adverse que l'on a subi les inconvénients et non le contraire.
15h30: trente kilomètres pour aller à la pêche aux cadeaux, trente kilomètres pour revenir dans cette maison champêtre. J'ai acheté huit beaux calendriers pour 2006, présentant des fleurs sauvages. Il me reste à trouver demain, à l'aéroport, quelque chose de spécial pour celle qui va m'héberger.
17h: rencontre avec un client potentiel.
18h30: deuxième rencontre avec des clients très sérieux. Aussi sérieux que je le soupçonne, voilà pourquoi mon mari m'accompagne pour qu'il prenne le dossier en main, en mon absence. Si sérieux que des documents furent rédigés, que des négociations s'en suivent, que nous ne soupions qu'à 22h!
23h: je grimpe au perchoir en clopinant.
Maintenant, mes bagages sont prêts, les instructions avant le départ sont écrites ou dites, les numéros de téléphone utiles sont sous la main. Je met en ligne ce qui précède et je me sauve! À bientôt!
hier |