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Il me semble que c'est tout ce que je fais ces jours-ci, spécialement aujourd'hui: attendre. De parler à ma soeur, qui a parlé à ma cousine au Viêt-Nam. Attendre que mon fils se réveille de son trop long sommeil léthargique dans l'enclos de cette relation aliénante. Attendre que quelque chose se passe.
Entretemps je fais quoi? Regarder trop la télé. Revenir trop sur les blogs que je visite, même si je sais qu'ils sont en vacances. C'est le doigt machinal qui clique sur leur nom dans ma liste de favoris, juste avant que mon esprit ne me dise que je viens de le faire pour rien. Inutilement. Et je fais la super grille de mots croisés dans la Presse. Quarante lignes à l'horizontal, trente lignes à la verticale. Comme un jeu de patience. Je fais des recherches à l'internet pour des noms de navigateurs que je n'ai jamais sus avant aujourd'hui.
Je dors longuement aussi, dans des siestes lézardeuses. Je surveille ma glycémie. Je suis attentive à ce que je mange. Pendant ce temps-là, mon téléphone se tait, mon courrier électronique ne recèle que du spam.
L'attente la plus imminente: l'arrivée de mon cousin et de son cancer pour un second diagnostic. Son voyage de dernier espoir. Je prépare mon calme, mes émotions et ma disponibilité.
hier |