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Depuis quelques années, je me suis habituée à partir en voyage dès la St-Jean, c'est-à-dire vers le 24 juin, pour presque tout le mois de juillet. Ce qui n'est pas le cas cette année, alors j'ai trouvé le mois de juillet cette année bien long et bien inutile. Me voilà au seuil du mois d'août, tout un mois d'été à passer encore!
La rencontre de confrontation mentionnée hier semble être évitée, reste à savoir si le dossier va casser ou passer. Je suis d'humeur laconique en ce moment, alors, pas de fausse joie tant que l'affaire n'est pas dans le sac! Soulagée de cette pression sur la journée, j'ai pu préparer et apprécier cette bonne salade russe toute bio ce midi. Pourtant c'est tout simple!
Ma fille est repartie vers l'Abitibi. Mes fils sont au repos. Encore quelques semaines et ils seront de retour en classe. Cet été sera marquant pour eux. Travailler, gagner leur argent de poche dorénavant, manger ce qu'ils trouvent sans attendre après moi, partir où ils veulent sans nous consulter.
Cet après-midi, je m'arrache du tourner en rond pour partir à l'épicerie. Mais nous mangeons encore au restaurant ce soir. Et puis je vais pour cette réunion, de travail, même si elle s'est tenue dans un très joli jardin privé. Comme pour une autre réunion, il y a cinq jours, avec un tout autre groupe, je me demande un peu ce que je fais là, à discuter, parce que discuter c'est se concerter et mes idées pointues s'érodent pour accommoder tout un chacun. J'en viens à ressentir un certain dépit. Même si je me prête à l'exercice de bonne grâce. Là aussi, je suis peut-être lasse d'avoir tout donné.
Il me semble que je connais tous les gestes et les étapes pour recommencer un mois, une saison, une planification ou un plan, mais le coeur n'y est pas tout à fait. Faut-il s'en accommoder ou s'arrêter pour mieux s'écouter?
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