|
Je n'ai pas pu avoir la tête vide bien longtemps! Jusqu'à vers 10h! Moi qui est encore trop pleine des derniers jours de bouffe et d'échanges! À preuve, ma balance fait un bond de deux livres!
Sous un ciel orageux nous allons vers St-Adèle pour un rendez-vous. Un nouveau dossier, de nouveaux clients. Puis nous passons à La Dolphine pour faire nos adieux aux voisins qui retournent en France. Dégâts d'eau dans ma maison. Le plafond de la cuisine est entrain de tomber tout en dégoulinant en une mare qui s'étendait sur tout le plancher, sous la cuisinière, etc ... Nous avons sorti la serpillère et un seau. Mon mari fait des trous au plafond pour mieux évacuer. Je dégage le plancher. Tant pis, je vais refaire la peinture et le couvre-sol. Nous invitons quand même les voisins pour un café ...
Comme je racontais que mes amies n'ont pu trouver en ville le numéro hors-série du magazine Geo sur le Viet-Nam, la voisine se rappelle d'en avoir vu chez l'épicier à St-Sauveur, ce qui l'avait étonnée! J'ai donc acheté les cinq copies disponibles pour en envoyer à chacune.
Ce soir nous soupons avec les fils, juste avant que je ne parte pour une grande marche et ... un achat de livres! Pendant ce temps-là, mon mari bougonnes! Il a de ces humeurs massacrantes deux fois par année ... Au retour, je regarde un peu le concours de Miss Univers, présentée à Bangkok, avec ma fille au bout de la ligne. Elle s'extasie sur quelques robes, moi, je note les ressemblances marquées des filles avec la Barbie de plastique, longues jambes, très longs bras, l'os des hanches qui saillit ...
Que Miss Univers soit venue du Canada, que le fond de l'air en soirée soit douce, que je sois enflée à cause d'une piquûre de moustique, rien ne change à ce théâtre du monde si diversifié. Je me sens un peu en marge mais au coeur de ma vie tout à la fois. Peut-être que Simone Veil par son livre, "L'Enracinement" que je feuillète, y est pour quelque chose dans mes sentiments actuels. Elle y parle des besoins vitaux de l'âme.
L'enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l'âme humaine. C'est un des plus difficiles à définir. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l'existence d'une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d'avenir. Participation naturelle, c'est-à-dire amenée automatiquement par le lieu, la naissance, la profession, l'entourage. Chaque être humain a besoin d'avoir de multiples racines. Il a besoin de recevoir la presque totolité de sa vie morale, intellectuelle, spirituelle, par l'intermédiaire des milieux dont il fait naturellement partie.
hier |