|
Hier soir, la machine à angoisse s'est emballée de nouveau. Pourtant, je me suis assurée de prendre du décaféiné. Il n'a suffi que d'un simple mail reçu dans la soirée, un mail de rien du tout qui ne devrait même pas me déranger. Peut-être ne devrai-je même plus vérifier mon courrier au retour d'une soirée d'absence ...
Aujourd'hui, des mails heureux. Des nouvelles du maire de ma municipalité du Nord. Mais aussi des échos de mes actions collectives. Échos favorables, certes, mais défi d'une multitude d'actions dans les semaines à venir. Je suis contente mais quand même un peu sur le qui-vive pour ce qui s'en vient.
Un appel de Seattle: des nouvelles de mes copines qui sont entrain de faire le tour des usa. Elles seront ici la semaine prochaine. Un mail d'Irlande: ma soeur qui est là-bas avec sa belle-famille, irlandaise de souche, est renversée par la beauté de l'Angleterre et de l'Irlande. Ils logent dans un manoir spacieux, comme dans les films, dit-elle.
Il faut absolument que je verse un montant de mon fonds d'entraide à celui-là qui est gravement malade. Il faut absolument que j'aille chercher ces chèques importants pour un client. Dans les deux cas, je ne suis que messagère, mais combien importante. Au passage, j'échange les billets de théâtre qui tombent pendant la visite des copines. Abandonner des billets de rangée D pour la rangée K, en payant les frais en sus, parce que c'est la troisième fois que j'échange les billets cette saison. Mais il me tarde de voir une mise en scène de celui qui a osé refuser le Molière récemment.
Ce soir, par courtoisie, sans être tout à fait à l'aise, je suis allée au cocktail de lancement du candidat conservateur de mon comté. Des grappes de ballons blancs et bleus, de la musique, beaucoup de complets-vestons, des canapés et du vin à flots. Je suis repartie trois-quarts d'heures plus tard, soulagée.
Assez de mouvements et de nouveautés pour la journée, je trouve.
hier |