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Attendre encore aujourd'hui, lui et moi. Pour le même dossier. À midi nous allons manger chez mes parents, comme mon cousin est arrivé du Viêt-Nam. Le matin même mon père s'est encore égaré en allant chercher quelques bières pour le repas. Il a dû appeler la police pour se faire reconduire. Ma mère cuisinait, laborieusement. Il ne faut plus qu'ils fassent ces efforts inutiles, pour se retrouver tout épuisés par la suite.
Moi aussi, je traîne de la patte cet après-midi. J'ai du travail qui m'attend alors que moi j'attendais ces appels qui sont rentrés à la toute fin du jour. Il y a peut-être une issue ou deux. Voilà, c'est mieux que rien. Le dossier de demain peut continuer sa route. Celui qui a été retardé va pouvoir se faire ensuite. Je ris un peu, par énervement. Je lance moi aussi quelques coups de fil. Puis nous soupons, en tête à tête.
Ce soir je vais au théâtre avec une amie. Une pièce pour femmes au Rideau Vert. Très divertissant. Je ris aux larmes. Comme toutes les femmes et les quelques hommes de l'auditoire.
Je lis doucement les "Notes de chevet" de Sei Shônagon. Dès la première page, il est impossible de les lire rapidement, pour laisser s'animer des tableaux que quelques mots évoquent, aussi vifs et efficaces que des traits de peinture. J'aurai l'occasion de revenir sur ce sujet dans les jours prochains.
Depuis deux jours, chaleur d'été et retour des moustiques. En revenant du théâtre ce soir, j'ai été surprise par le froid. Comme ma voiture était laissé un peu plus loin, la marche rapide m'a sauvée. Tard ce soir ou très tôt demain matin, il faut que j'envoie ces annonces aux différents journaux, date de tombée oblige.
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