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Je passe la journée aux emplettes avec les copines. Des babioles, mais très peu. Mais un hamac en patchwork, produit à la main, dans une entreprise de micro-crédit. Des romans en vietnamien.
Mon rhume m'épuise. Hier soir, la mousson fait rage. Tonnerre, éclairs et pluie torrentielle. Coupure de courant. Pas d'eau courante non plus. Mais la chaleur est très acceptable. Seulement, avec le manque d'électricité, j'ai dû ouvrir la porte de la chambre, accueillant les moustiques! J'ai comme très hâte de retrouver mon chez-moi du Canada.
Au tout dernier jour, je m'échine sur les bagages. Je passerai les deux jours à Paris avec un petit sac seulement. Mais je vais devoir trainer quand même les deux autres valises. En plus des deux valises de ma tante.
J'offre un bon pourboire au chauffeur et à la domestique. Ce soir je m'envole vers Paris, avec ma tante sous mon aile. Je quitte sans regret, même si je n'ai pas reparlé ou repris contact avec certains projets futurs. Je ne sais pas. En ce moment même, j'en ai assez de voir tout ce monde, mais aussi assez d'une certaine façon de faire du milieu.
Il me semble que mon coeur a arrêté de balancer entre les deux rives. Je suis chez moi au Canada, au Québec, à Montréal. Et mes souvenirs lointains, même réchauffés, demeurent lointains. Pour le moment, les projets demeurent dans la tête, de façon cérébrale. Le coeur n'est ainsi pas à l'unisson. Je verrai plus tard.
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