13-15 juillet 2004
Phu-Quôc, l'ancien bagne

Une petite heure de vol, dans un petit avion qui gémit de vieilles ferrailles. Nous faisons le voyage avec une délégation d'une soixantaine de fonctionnaires-cadres venue du nord. Manque de pot, ils débarquent dans le même hôtel que nous!

Avec notre voiture et notre guide, nous visitons une île, non pas paradisiaque comme en dit sa réputation. Mais surprenante quand même avec ses plages et ses hauteurs, malgré ses routes cahoteuses et défoncées. Mais on est entrain d'allonger les pistes d'atterrissage, et les projets de complexes hôteliers s'alignent. Mais aussi, on reconstruit selon les plans, l'ancien bagne détruit par soulèvement populaire en 1975. Dans quelques années, on ne reconnaîtra plus cette île.

Plantations de poivre, usines de perles de culture, produits de la mer séchés. L'île ne chôme pas. Je me suis achetée une bague ornée d'une grosse perle et un collier. Nous nous sommes baignées aussi sur une plage bien jolie, mais le soleil tape fort. En moins d'une heure, mon dos est bien grillé!

Au deuxième jour, nous tentons de visiter une chute d'eau pour s'y baigner aussi. Mais la mousson nous surprend. Nous étions tous mouillés à l'os. Tout comme ces enfants chétifs qui vivent là, attendant la manne.

Au troisième jour nous revenons vers Saïgon. Tout compte fait, nous aurions toutes préféré un meilleur hôtel. La réputation de l'île est surfaite. Ou plutôt, je préfère l'île à son naturel à l'image qu'on en fait et que l'on s'apprête à dénaturer pour du raccolage touristique.

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