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Tôt ce matin, au point de ralliement pour le bus qui nous conduira vers ma ville. Première rencontre avec des gens que je ne connais que par échanges de mails. En provenance de toutes parts, issus de différentes promotions, à toute fin pratique, on ne se connaît pas! Belle ambiance dans le bus, après une présentation de chacun. Pendant la mienne, je n'ai pas manqué d'expliquer le pourquoi et le comment de mon nom de Sally, versus Ngoc-Lê. Je suis joyeuse. Excellent repas en chemin, à une halte spacieuse et propre. Tout le contraire de ce que c'était il y a deux ans. À l'arrêt pour visiter cette chute d'eau presque sauvage, la pluie nous surprend, alors que nous grimpons à pied le sentier rescapé. Le temps d'arriver au bus et je suis passablement mouillée. J'espère que je ne prend pas un rhume.
À Dà-Lat, nous logeons dans cet hôtel privé, ancienne villa reconvertie. C'est très acceptable pour si peu cher. Ce soir, je retrouve le plus gros des participants au Novotel pour un petit verre de bienvenue. Des photos et encore des photos.
Nous allons manger en groupe dans un restaurant, moins bien qu'à midi. Je commence à être fatiguée de ces bocks de bière, et de la bière servie partout. Moi et mon eau que je bois doucement, presqu'à regret, à cause du verre très usé, mais aussi pour ne pas trop courir au pipi, pour ne pas avoir à me confronter à des toilettes douteuses.
Ce soir, le comité organisateur de quatre personnes fait les comptes. Ce qui me retient pendant deux heures. M'empêchant d'aller rejoindre des copains d'université qui ont fini par rentrer chez eux bredouilles. Que voulez-vous? Chaque chose en son temps.
Je ne sais pas comment, mon mari arrive toujours à me rejoindre au téléphone portable. Et les copains d'université arrivent à me trouver n'importe où je suis, rappelant et me rappelant, d'un café à un autre, ces lieux mythiques de rencontres estudiantines des temps anciens.
Ma cousine et sa famille, ainsi que ma tante sa mère, sont venus à Dà-Lat aussi, avec le chauffeur. Et j'ai réussi à les rejoindre tard ce soir pour leur avertir que je ne pourrai probablement pas les retrouver quelque part, entre deux activités organisées du tour. Morcelée au coeur des gens, je garde une tête lucide et sereine! On dirait que Sally regarde vivre Ngoc-Lê ou vice-versa!
Et si je vous dis pour terminer, que les moustiques de Genève, ou de Dà-Lat, à l'instar des mouches noires des Laurentides, adorent mon sang sucré. Je pare comme je peux, l'air plus hyponcondriaque que jamais. Mais je suis en grande forme morale et physique et c'est ce qui compte!
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