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Après une petite nuit, ce matin j'ai décidé de rester à la maison profiter de ce sentiment de gens aisés, avec la domestique qui me fait tout un repas à midi et qui ne cesse de me dire qu'elle a reçu instructions de voir à tous mes besoins. Tout comme le chauffeur.
En début d'après-midi, nous ramenons ma tante vers sa campagne. Elle a accepté de venir à Montréal pour visiter mes parents et son fils. Sa fille essaie de trouver un billet d'avion en même temps que le mien.
Et puis le chauffeur m'amène chez le copain d'hier qui a aussi donné rendez-vous à une autre ancienne d'université. Nous allons tous voir mon ancien prof de chimie. Imaginez qu'avec le prof, je discute de projets futurs avec l'université privée Yersin qu'il dirigera dans ma ville très prochainement. Et cette ancienne compagne de la classe de SPCN d'il y a trente-trois ans, que je n'ai pas reconnu, de nom ou de visage, nous invite au mariage de son fils, le soir même.
Voilà, j'ai fignolé une carte de voeux, consulté par téléphone l'amie d'hier sur ce qui est raisonnable d'offrir en cadeau, fait repasser la seule robe que j'ai apportée, sorti mes sandales argentées ...
Les noces vietnamiennes version moderne, tronquées je dirai par rapport à ce que l'on connait à Montréal, vite faites, vite expédiées. De la bière coule à flots, des plats succulents, mais des invités qui se saoûlent ou qui bouffent pour repartir tout de suite après repas. Après aussi des photos de circonstance! Je suis sûre que l'album de photos sera plus resplendissant qu'en réalité, mais bon! La parade est sauve et les gens sustentés! Zut! je ne connais pas le nom des mariés qui ont l'air de subir leurs noces plus qu'autre chose!
Je rentre en titubant, non pas d'alcool, mais sur mes pieds enflés, dans mes sandales délicates. Heureusement qu'ici, on ne danse pas après le repas.
Ce soir, il faut que je dorme.
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