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Le chauffeur et ma cousine sont venus me chercher très tôt à l'aéroport. J'entre dans la moiteur de la ville, comme dans une bulle obligée. Si tôt, la ville est calme! Chez mon cousin, celui qui est maintenant au Canada, je distribue tous les cadeaux. Mon chandail colle sur ma peau mais je me sens en grande forme.
Première transaction: 200$us contre 3.140.000 dông, moins 400.000 dông pour la carte SIM pour le portable qui fonctionne tout de suite. Mon mari téléphone de Montréal, tout baigne. J'apprend que mon fils (devinez lequel?) a sa copine officielle. Je n'ai pas le temps d'y penser!
Un autre coup de fil et me voilà, quelques trois heures après atterrissage, dans un luxueux bureau au 16è étage d'un édifice prestigieux de granit habillé. Je suis à l'ordinateur, sur un tableau Excel, aidant une compagne, ex-lycéenne comme moi, du comité organisateur aussi, à réconcilier euros, dollars et dông, sans parler de la liste des participants, de leurs options, de leur dépôt, etc.
Puis un autre copain, ancien du lycée comme d'université vient nous rejoindre. Retrouvailles sans préparation, puisque tout se passe là, tout de suite. Arrive un groupe de participants des USA qui ne finissent plus de changer leurs options. Comme le chauffeur et la voiture du cousin est à ma disposition, j'amène les deux amis nouvellement retrouvés manger un phở. Rien de comparable avec la soupe de Montréal mais, bon, je n'ai pas fait la difficile!
Déposant mes amis au bureau, je vais avec le chauffeur chercher ma tante qui demeure à la campagne environnante de Saïgon. Ensuite nous passons rendre visite à mon oncle chez qui j'ai peine à m'asseoir et à respirer, vu l'état vétuste des lieux. Puis nous revenons chez ma cousine, mais tout de suite, avant de laisser partir le chauffeur, je retourne chez mon cousin, prétextant une sieste, mais c'était plutôt pour profiter du calme et de l'air climatisé.
Ce soir, on est venu me chercher en scooter pour aller souper chez ma cousine. En scooter, dans ce bouillonnement continu et dense, apparemment désordonné, dans cette mer de scooters, camions et voitures. Tout le monde zigzague, contourne et détourne. Je ne pourrai pas m'habituer à cette vitalité débordante. Comment peuvent-ils grouiller autant sous cette moiteur?
Bilan de cette pleine journée en terre vietnamienne: j'ai rapidement avancé des rencontres. Je ne sais pas si j'irai à Nha-Trang où je pourrai revoir des anciens d'université. Je n'irai pas à Hà-Nôi où l'on m'y invite. Mais j'irai probablement à Phu-Quôc, cette île paradisiaque, si l'on peut me dénicher un billet d'avion. En plus des cinq jours consacrés à Dà-Lat, ma ville et mes nouveaux amis, anciens de lycée! Mais je n'ai que douze jours en tout ici.
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