|
Tôt à l'aéroport. Les adieux à notre amie. À Paris, je me prend en main! Seule vers le Viêt-Nam! Nous avons encore eu à réorganiser les valises, le poids permis étant moindre, à partir d'ici que de Montréal.
Première impression de liberté, sans mon mari sur le siège à côté. Deuxième impression dès l'aérogare: tous ces vietnamiens avec leurs différents accents qui rentrent au pays, je ne sais pas ... je suis dans les pulsions intuitives, je ne les aime pas! Une sorte de méfiance.
À côté de moi, en avion, cette jeune femme qui s'adresse assez librement à moi. Mais ses histoires se contredisent et mes observations confirment ma méfiance, non pas à propos de sa version de son passé ou de son présent (ne parlons pas de son avenir!), mais pour la cohérence et la véracité de ses histoires. J'entrevois un présent falsifié, un passé douteux et un personnage qui ne tient pas la route! Pourtant, c'est une jeune femme qui a l'air lisse, avec sa chevelure noire dans le dos, d'allure moderne, mais d'un vernis mince cachant des origines incertaines.
Près de douze heures de vol et dix mille kilomètres, je suis à destination. Je passe la douane, récupère mes valises comme une grande!
hier |