01 juillet 2004
Estavayer-sur-le-lac, chez l'artiste

Après le petit-déjeuner à l'auberge du lac des Joncs, nous visitons une scierie et une cordonnerie. Je disais que nos hôtes sont des gens fiers de leur patelin et de leur travail. Conséquemment, ils nous présentent tout ce qu'ils ont, c'est-à-dire leur vie de tous les jours, tout en exhibant "les canadiens" dont ils sont aussi fiers.

Puis nous partons sur les bords du lac Neuchatel, à Estavayer-sur-le lac, chez un couple d'amis que nous avons accueilli à Montréal en l'an 2000. Ils ont un très bel appartement d'où l'on voit les champs d'en arrière. Retraité, monsieur est devenu artiste sculpteur sur bois recyclé, de plus en plus connu.

Très rapidement, je visite son atelier et prend en affection cette sculpture murale. L'artiste proteste. Je ne sais pas encore s'il ne veut pas me le vendre (parce que je fus claire sur la question, je ne veux pas qu'il me l'offre) ou si c'est le prix qui lui cause problème. Il veut que j'y pense un peu, mais peut-être veut-il se donner du temps. En attendant, la première surprise du jour fut qu'ils nous ont réservé un guide touristique qui nous attend sur le parvis de l'église, après le déjeuner. Visite à pied donc. À l'église, les dominicaines chantent toujours de leurs voix cristallines. Et le château abrite aujourd'hui la préfecture. Vue magnifique du haut de la tour. Apéro chez le guide qui possède une très belle maison, plusieurs fois centenaire, restaurée. Puis nous passons au commerce équitable où travaille madame et au local où monsieur expose. J'effectue mes premières emplettes de cadeaux pour Montréal. Nous déambulons dans la ville: sentiment du déjà vu, comme du nouveau tout à la fois.

Ce soir, nos hôtes reçoivent dix personnes en notre honneur. Parmi eux, d'autres "canadiens", amis de leurs amis. En fait un couple de québécois, dans la région depuis un an. Nous étions douze à table, si on exclue le maître de céans, debout à une extrémité toute la soirée, servant la raclette. Soirée exquise où nous découvrons que les gens furent invités parce qu'ils ont tous été, soit au Québec, soit au Viêt-Nam. Dernier apéro, après le départ de tous: mon mari goûte à la "fée verte", l'absinthe, interdite par la loi en France.

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