23 juin 2004
Au Ritz

J-4: Ce matin j'ai revu mon médecin. Comme d'habitude, je sors de son bureau avec quelques prescriptions, encore des tests et de nouveaux médicaments. Mais tout est à peu près sous contrôle. Le reste de la journée, je vois ma fille avec tous les derniers préparatifs pour le bal de son frère au Ritz Carlton. Elle voit à tout, depuis le corsage de la cavalière, jusqu'au gel dans les cheveux du beau jeune homme, depuis la bière Corona (avec la lime qui accompagne) pour l'après-bal jusqu'aux photos-souvenirs. Et elle fait le chauffeur pour l'amener chez la copine où la limousine doit venir les chercher, sans oublier de lui amener ses vêtements de rechange à minuit, avant qu'il n'aille au club en tenue de détente, ramenant son attirail-toxedo au perchoir. Bref, elle fut la mère que je ne suis pas, comme je suis préoccupée ailleurs et surtout, trop nerveuse pour tout faire!

Dernière action professionnelle à 17h, alors que la ville se prélasse déjà pour fêter la St-Jean. La rue chez moi, pas celle où se trouve l'adresse civique mais celle qui jouxte mon entrée de garage, est barricadée pour la première fois pour permettre aux résidents de fêter dans la rue. Pourtant, je ne vois aucun adulte, seulement une douzaine de pettites filles gueulardes gardant la baricade, me laissant me garer pour la nuit dans la rue. Depuis que deux familles amies se sont installées sur cette rue, les uns devenant mes voisins derrière, les autres sont de l'autre côté du trottoir, quelques maisons en contre-bas, elles se sont appropriées des droits que les autres n'ont jamais exercés.

Aujourd'hui, j'en suis à mon trentième St-Jean, le drapeau bleu fleurdelysé m'est familier et plus que sympathique. Mais aujourd'hui, peut-être à cause de mon état de fatigue mentale, mon manque de sommeil et mes nerfs en boule d'avant-vacances, tous ces drapeaux en mon flanc m'agressent. Et ces voix stridents de petites filles dans la rue devenue leur terrain de jeux!

Ce soir je suis sur le qui-vive, une discussion à table avec mon casse-gueule a glissé. Des mots de trop, oh, rien d'inélégant ou de déplacé, mais je suis trop collet monté. Des heures inutiles ce soir.

Petite note pour moi-même:
1) trouver une femme de ménage pour le mois d'août
2) décommander le laitier pour la semaine prochaine
3) ne pas oublier cette viande dans le fond du frigo

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