06 juin 2004
Le bateau ivre

J'ai travaillé aujourd'hui, professionnellement je veux dire. Dehors, les flâneurs passent, avec leur cornet de crème glacé dans les mains. Mais avant, je mange un bol de bún bò huê avec le clan, et après, je joue aux cartes tứ sắc et remange encore au barbecue.

En soirée, j'avance la préparation d'une réunion de la semaine prochaine, avant de finir la soirée en emballant des pots de thé vert qui se joindront aux cadeaux pour les amis de Suisse. Déjà pour mes bagages: 6 litres de sirop d'érable en bouteille de 500 ml chacun, 10 tasses frappées aux couleurs du Québec, 10 petits pots de thé vert du Viêt-Nam. Je commence à penser que j'ai besoin d'une valise rien que pour les cadeaux!

Hier soir, j'ai recommencé à répertorier mes livres. Comme c'est un travail sans fin, c'est presque vain de le faire. Mais en ce moment, j'ai besoin de me retenir à un travail de minutie, comme lorsque l'on regarde ses pieds en posant un pied devant l'autre. Celà évite de se projeter en avant avec trop d'anticipation, tout en s'aidant à se concentrer sur ce qui est dans nos mains, et non ce qui est hors de contrôle.

Drôle de climat dans l'air pour les prochaines semaines. D'une part, le relâchement comme hors d'oeuvres aux vacances. D'autre part, le guet attentif au cheminement des fils. L'une et l'autre part, ne faisant pas bon ménage, je tangue entre deux eaux, comme un bateau ivre. Le courant aidant, je finirai bien par accoster quelque part, vous êtes d'accord?

hier consulter les archives demain

retour à la page principale

1

Untitled