13 avril 2004
Dents de scie

Dents de scie pour dire qu'il y a plus, en cette journée grise et pluvieuse, que le gris du vague-à-l'âme. Matin en longueur comme tous les matins du lendemain de long congé. Malgré le saut du lit tôt pour amener l'un au travail, l'autre à l'école. Le premier travaille un peu trop d'heures, lui qui est sensé faire un peu pour son argent de poche, pas plus. Le deuxième se lève toujours trop juste, part juste à temps, cette fois-ci, il manque l'autobus de près! Ensuite je retournerai bien me coucher mais ...

J'avais trop bien présenté un dossier, au réveil du long congé, tout le monde me tombe dessus: une vingtaine d'appels reçus! Cellulaire en poche, je dégaine aussi vite que mon ombre! Mon carnet de bal est rempli pour deux jours au moins. Cet après-midi, un jeune homme, collègue de surcroît, m'a laissée attendre pendant une demie-heure. Pas un mot d'excuse à son arrivée. Récemment, depuis que mes fils commencent à travailler à temps partiel, je me suis mise à être indulgente sur les maladresses des jeunes gens, comme si mes enfants seront excusés pour les leurs.

Aujourd'hui, j'ai écrit avec plaisir un texte pour le site d'écriture dont je fais partie. Le sujet m'est apparu comme ça, et le clavier a cliqueté sans effort. Et j'ai mis le texte en ligne sereinement. Sans crainte de critique. Sans attente. J'entrevois enfin l'effet d'entrainement bénéfique de cette espace de création.

Faire l'épicerie aujourd'hui fut une activité équilibrante pour contrebalancer des pensées trop bougeantes. Mais la fin de la journée était mitigée: légère complication dans un dossier alors qu'un dossier attendu ne se concrétisera pas. J'ai eu tort d'aborder le dossier avec trop d'empathie, pas assez de recul professionnel. C'est regrettable pour l'argent que je perd mais je ne regrette rien. Étonnamment, je ne suis pas affectée par cette perte, d'ordinaire j'aurai été déçue des gens.

Un souper sain avec les fils, pendant lequel nous avons balayé les discussions d'ordre professionnel sous le tapis. Et puis, pour ne pas poireauter près du téléphone, nous sommes partis au cinéma. Signe de notre préoccupation, nous sommes entrés dans la mauvaise salle, avons visionné toute la publicité pour nous apercevoir de la méprise quand le film a débuté ... ratant ainsi un bon bout du nôtre: "Spartan", un film de série B, nous n'avons pas manqué grand-chose, j'en conclue.

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