10 avril 2004
Le train-train

Se lever tôt quand même, sans raison précise. Là, dans la maison du nord, rallumer le feu, manger tout de suite une tranche de pain, puisque j'avais faim. Lire le journal local. Avoir tout son temps qui file quand même inexorablement. La jeune voisine d'en avant sort avec un enfant à ses trousses, un autre dans les bras. Elle installe les enfants dans l'auto. Où va-t-elle si tôt? Mais non, il est déjà 10h, elle sort faire ses emplettes probablement. Mes pensées vagabondent vers ma fille et ses enfants peut-être un jour. Vers celle-là qui s'est enquérie de mon statut de grand-mère, et cette autre qui s'extasie sur son petit-fils de deux mois. Je disais que je suis loin d'être prête, mais sait-on jamais ...

Le téléphone sonne peu de temps après. Nous reviendrons en ville, après un coup de ménage énergique. Les fausses fourrures qui servent de jetées sur les sofas sont rangées, qui sait, la prochaine fois quand nous reviendrons, le printemps sera installé. Les draps lavés, les plantes arrosées, voilà nous sommes prêts pour retrouver le perchoir et ... donner un autre coup de ménage, là aussi. Quoi dire de cette chasse à la poussière qui rend "l'homme et sa fiancée" - expression empruntée à Foglia - si fiers de leur minimum de talents domestiques.

Ce soir, souper surprise chez ma soeur, "répétition générale" pour le festin de demain soir chez l'autre soeur. En arrivant j'étais lègère, au sortir, j'étais assombrie par les histoires des uns et des autres, histoires de ménage, certes, mais histoires de climat familial houleux qui me troublent, moi qui ne peut souffrir le conflit! Il faut croire que le train-train chez les autres n'est pas toujours une promenade tranquille à deux, comme chez moi!

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