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De faire de bons sandwiches aux fils hier soir, et encore ce soir.
Et surtout, d'avoir attendu tous ces derniers mois, années (?) pour retrouver la patience et la passion de ce métier plus que souvent ingrat. Car la passion de ce métier tient à une patience, non pas à l'esprit d'indépendance, ou le défi au coin de la rue, ou l'irrégularité des heures de travail. La patience que j'avais perdu par usure, par distraction, que sais-je.
Cette mixture fait de quotidien et de patience, composée de mille gestes mais d'un esprit fixé à l'instant présent, est ce que l'on appelle le zen je crois. Il consiste à trouver l'essence des jours, sans chercher. C'est cela, trouver sans chercher. Quand aux ambitions suprêmes, elles s'étalent sur plusieurs vies. C'est parce que l'on essaie d'en réaliser plusieurs dans la présente vie, que l'on s'impatiente sur le passage du temps, que l'on saute du coq-à-l'âne, que l'on devient insatisfait de ce que l'on a, en oubliant les bienfaits de ce que l'on a acquis, presque trop désinvoltement, puisque nos yeux sont portés ailleurs.
Il me faut attendre (non, pas attendre, mais garder cet esprit fixé à l'instant présent) encore un certain temps, pour valider cette vérité que je viens de toucher du bout des doigts. Mais voilà, à ce moment même, c'est mon bout d'éternité!
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