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Très tôt, j'étais à ce petit-déjeuner d'affaires, on y parle de philantropie. À midi, avec une amie, dans le quartier chinois, nous parlions politique. Pour les deux repas, je n'ai payé que le prix des stationnements qui coûtent en fait aussi cher que la bouffe. Voilà qui illustre le coût de la vie urbaine. Par ailleurs, je me suis habillée en femme d'affaires, illustrant l'autre facette du raison pourquoi, en ville, les revenus ne font que passés par nos poches, mais ne restent pas!
Temps doux et chaud. Sur les trottoirs sales nous marchions en détournant nos yeux des choses difformes, peut-être des détritus qui dorment là depuis l'automne dernier. Srtout, ne pas les identifier. Mais alors, pourquoi garder les yeux au sol, au lieu de lever la tête vers ce ciel si bleu?
Nous avons encore fait un gros marché, puisque les fils ont la propension de rien manger si ce n'est pas ce qu'ils aiment, ou bien si ce n'est pas prêt à consommer sans chi-chi. Deuxième souper de suite, en famille, c'est presque inespéré. Puis nous partions au théâtre Jean-Duceppe. La pièce, "La mémoire de l'eau" est belle, les comédiennes énergiques et drôles, mais il me semble que le sujet, quoique très séduisant, est traité de façon un peu décousue, donc peu convaincante.
Quoique plaisante, la journée a été épuisante. Surtout, mon rendez-vous de demain me stresse un peu. Et un coup de fil que je redoute. Pourquoi il m'est si diffile de prendre les choses comme ça vient et les jours comme ils se passent. J'aurai pu simplement dire que j'ai eu une belle journée, que je me suis faîte payer deux repas au resto et que je me suis divertie au théâtre. Mais alors, mon journal de bord aurait été bien succinct!
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