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Aujourd'hui, je poursuis mon ménage en profondeur. Une collection de quatre ans du magazine Fortune, de 1997 à 2000, prend la direction du camion de recyclage. Certains d'entre vous savez ce que c'est, pendant l'opération, je n'ose pas les regarder de trop près, parce que je lirai un peu, je trouverai les reportages bons et les images parfaites et ... ils risquent de continuer à ramasser de la poussière!
Dans le bureau, j'ai une boîte dans laquelle iront tous les livres que je ne veux plus ... et que vous n'en voudrez pas non plus! Bizarrement, mes étagères au perchoir sont habitées par ces choses que je ne sais que faire, en plus des manuels de référence et d'usage pratique. Alors que ceux qui me sont chers sont dans ma maison du nord, en plus de ceux qui sont en transit dans une armoire, en piles instables.
Nous trions quelques filières qui débordent et je nettoie un coin poussiéreux de ma chambre, là où trônait une boîte de ramassis depuis l'été dernier, dont la moitié du contenu est déjà à la poubelle, l'autre moitié attend encore son jugement ... sur ma table de chevet. Ce qui veut donc dire qu'ils n'y seront pas longtemps! En considérant cette sorte d'énergie farouche, pour ne pas dire cette sorte "d'héroïsme volontaire" pour arriver à se défaire de ces milles et une choses qui constituent mon cocon, force est de constater que je ne suis qu'une fourmi ramasseuse qui place et déplace ses pauvres petits paquets, ad nauseum. Fourmi que je suis, comme je suis loin de la sagesse!
En après-midi, je suis allée au coiffeur. À chaque six semaines, j'anticipe et je profite de l'ambiance insouciante d'un salon de coiffure où je me trouve légère et insouciante moi aussi. Mais quand même, j'ai décliné l'offre de mon coiffeur de me payer une séance de manicure, en remerciement du bouddha que je lui ai offert. Avec ma tête neuve, j'ai mangé très tôt avec mon mari, ramenant des plats chinois préférés aux fils, m'évitant ainsi de sentir la cuisine moi-même, avant d'aller à la rencontre de Yulblog de ce soir.
Près de vingt-cinq personnes autour de cette longue table improvisée. Brouhaha, beaucoup de fumée, ma gorge qui râcle. Conversations bien sûr, mais rien de plus que ce qui est déjà via internet. Je rêve de rencontres plus quiètes, dans un environnement mieux contrôlé. Ou devrai-je plutôt dire qu'après deux participations, je me lasse déjà de cette ambiance grouillante mais pas nécessairement électrisante.
Au retour, j'empeste le perchoir tout en me dégrisant tranquillement. Et j'apprend que l'épouse de mon cousin n'a toujours pas son visa de sortie du Viêt-Nam, ils n'arriveront donc pas ce vendredi. Et moi qui est titulaire d'un bail, que je paie et qui commence à courir depuis le début du mois! Bon!
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