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De la maison au bureau, je ne franchis que le pas d'une porte. Pire que ça, le téléphone d'affaires sonne partout dans la maison et, comme dans tous bons bureaux, il est répondu dès la deuxième sonnerie. Même en tenue d'intérieur, mon téléphone portable me suit partout dans la poche. Alors voilà, la technologie m'installe au bureau à demeure! Pause-café, sortie pour le lunch, c'est fini. Il me semble donc travailler tout le temps depuis quelques jours ... Et nous n'arrivons pas à nous en échapper pour aller vers notre maison du nord un peu. Mais dès que nous aurons une brèche ...
18h approche, je n'ai pas d'idée sur ce que nous allons manger ce soir. J'interroge mon estomac désespérément. Tout d'un coup, un plat m'inspire! Cinq minutes plus tard, j'ai quitté le bureau pour la cuisine. Une demie-heure plus loin, nous mangeons. Il était temps, puisque j'ai des rendez-vous à 19h45. Tout va très bien! Les clients sont à l'heure. Là où nous allons, il a fallu attendre dehors, au grand vent. Alors que mes pieds gèlent, l'air glacé me dégrise de l'air confiné au bureau. J'abandonne les gants, j'ai envie d'enlever le bérêt, comme on ouvrirai les fenêtres du bureau, pour aérer. Tiens, le bureau est dans ma tête. J'ai besoin d'aspirine!
Aujourd'hui, j'ai opéré, processé, travaillé. Quoi de plus, comme une machine, comme un système à moi toute seule. Un bureau, comme une usine. Mécaniquement, machinalement. C'est bien beau, mais je ne serai pas longtemps opératrice et machine, tout à la fois.
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