19 janvier 2004
Un autre départ

J'ai retrouvé mes inconforts féminins. Comme une surprise pas agréable. Je suis retournée à mon entraînement physique. Pour dix minutes de tapis roulant, parce que je suis de nouveau étourdie. Trop pour pouvoir continuer le reste de ma journée. Au retour, j'ai même dû me coucher! Heureusement, une heure plus tard, j'étais d'aplomb, puisqu'il y a toute cette paperasse qui m'attend!

Travailler, cuisiner, m'emballer, mais aussi raconter mille et un détails de mes affaires associatives, et mes déboires de forums à mon mari. À moins d'urgence, j'évite de lui transférer à chaud des frustrations, mais plutôt, à froid, des analyses et des synthèses. De cette façon je m'assure de mes coudées franches dans mes réactions et l'épargne du sentiment d'impuissance à me "défendre", si l'on peut dire. Par ailleurs, pour le travail professionnel, il est au courant de tous mes dossiers que nous suivons ensemble, pas à pas. Dans mes dossiers, il est un pas derrrière moi. Dans les siens, je suis un pas derrière lui. Curieusement, il peut me remplacer à pied levé, mais je ne peux pas faire la même chose pour lui.

Dernièrement, j'ai cette étrange impression de vivre un enchaînement de nouveaux départs. Au premier janvier, je n'ai pas senti de renouveau. Au 5 janvier, si, en émergeant de mon épuisement physique. Au 9 janvier, très fort, en démarrant Montréal urbain. Au 15 janvier, mieux encore, en étant libérer de mes chaînes par rapport à un club de motards virtuel (avec rite de passage, courbettes, langage et vocabulaire imposés, et éviction pure et simple en cas de lèse-majesté). Aujourd'hui, encore une fois, grand démarrage avec cette réunion de conseil d'administration ce soir, mais aussi parce que j'ai "cassé la glace" des documents qui m'attendent depuis avant les fêtes. D'autres, que je dois rédiger incessamment, me pressent encore jusqu'à ce que je m'exécute ...

Aujourd'hui, les jumeaux sont retournés au collège, avec un nouvel horaire, et un zèle renouvelé. Mon casse-cou est encore tout feu tout flamme, j'espère que ça dure. Son frère est revenu fier comme un pan. Il est devenu pion pour la première fois de sa vie, pendant les heures libres de son horaire d'étudiant.

Ce soir je suis tout à fait épuisée. Mon anémie menace toujours comme l'épée de Damoclès. Je mange solidement avant de me coucher, ce n'est pas le temps de tenir ma ligne. Quoique je ne grossis pas pour autant! Dans quarante-huit heures, nouveau départ avec l'année du singe!

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