17 janvier 2004
Branle-bas

Ce matin, branle-bas matinal pour faire disparaître, d'abord toute trace de poussière, ensuite, toute trace de Noël. J'étais d'humeur exécrable, réveillant les fils qui, à 11h un samedi matin, c'est comme l'aube naissant, mais, vu mon humeur et l'urgence (les invités arrivent dans moins de deux heures), les fils ont donné leurs coups de main, mangé et débarrassé la table sans trop récriminer.

Un petit saut au marché et je suis prête! Les premiers des visiteurs arrivent à l'heure tapant. Des anciens de mon lycée, de quelques promos plus jeunes que moi, vifs et agréables, très bien intégrés à la vie économique québécoise, très viêtnamiens encore de façon d'être, forts en téléphone arabe, fouineurs, mémères. Bref, à double tranchant et à prendre avec circonspect. Mais ma tension du matin est tombé ...

Mes parents viennent souper, conduisant leur auto, mais ils se sont égarés, faisant un grand détour. La dernière fois, en allant chez une de mes soeurs, à Notre-Dame-deGrâce, ils se sont égarés à Lachine, ne me demandez pas comment. Aujourd'hui, nous le réalisons enfin: mon père conducteur, ma mère navigatrice, ne pourront plus sortir seuls le soir! Dorénavant, il faudrait, ou bien aller les voir et les divertir sur place, ou bien toujours inviter la famille un des frères qui demeurent tous à proximité, avec les parents pour qu'ils puissent être accompagnés.

Au dessert, mon plus jeune fils a pigé dans la boîte de chocolat Laura Secord. Deux heurs plus tard, il est rouge, enflé, bouché, étouffé: choc anaphylactique. Branle-bas d'un autre genre, benadryl, urgence, intraveineuse, etc ... Fifils n'a jamais eu une allergie aux arachides et noix aussi grave. Il devra dorénavant se promener avec la seringue en cas d'urgence.

Aujourd'hui, dans le branle-bas du matin, j'en viens à presque décider d'un autre: déménager du perchoir! Décision difficile à prendre.

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