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Deux, peut-être trois jours, dans une seule, aujourd'hui! Je ne sais pas comment j'ai fait. Régler rapidement les urgences qui ont déjà trop tardées à cause des congés. M'atteler au ménage des mails qui explosent en constellations étoilées. C'est-à-dire qu'avant de vider un mail, il faut bien en faire le suivi. De suivis, en sujets, de sujets en projets, passés, en cours ou à venir. Passer au travers de plus de cinq cents mails qui ont bien sûr déjà été traités dans le temps, lancer une trentaine de nouveaux, en recevoir une trentaine d'autres. Tout en gardant à l'esprit la pensée que, même gratuit par internet, des mots de trop c'est des mots de trop et que, le profil que les gens se font de l'envoyeur, se font et se défont par ces mêmes mots! À travers de ce tissage de mots, je ne me suis arrêtée que pour cuisiner un peu, manger et reprendre mon souffle!
Ce soir j'ai eu une réunion. Je m'y rendais avec un sac lourd de paperasses, la tête pleine de fils d'araignée brassés dans la journée, les bottes lourdes de neige. Dans cette vénérable institution, enfiler les couloirs déserts au parquet ciré, se buter à des portes verrouillées, puisque la machine est encore à moitié endormie, après ses agapes. Étrangement, je m'y sens assez intimement comme chez moi!
Revenir par ces rues enneigées, avec la vague impression d'avoir un peu trop parler. Mais je ne regrette jamais longtemps d'avoir été transparente et honnête. D'ici demain, j'ai encore fort à faire. Pour l'instant, ma tête suit, et mes jambes aussi. Et le coeur? Il précède bien sûr, en éclaireur!
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