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La nuit passée j'étais bien allongée au salon pour finir la deuxième moitié des "Particules élémentaires" de Houellebecq. Pourquoi si rapidement, alors que j'ai traîné sur la première moitié? Disons que cette dernière est constituée d'interminables mises en contextes, tout en campant les personnages. Alors que la deuxième moitié décrit avec force et détails, les pratiques sexuelles de ces deux quarantenaires. Me voilà bien voyeure et, comme dans toute lecture du genre, les pages se tournent vite pour en connaître la fin. Ce n'est pas un hasard quand les personnages féminins meurent toutes de mort violente et que les deux personnages masculins continuent à vivre sans vivre.
Comme à chaque lecture, j'essaie de comprendre l'essence du titre. Je cite le seul passage qui peut expliquer quelque chose et je vous laisse tirer vos conclusions: " ... les résultat s'accordaient parfaitement avec les prédictions de la théorie des quanta. Dès lors, il ne demeurait plus que deux hypothèses. Soit les propriétés cachées déterminant le comportement des particules étaient non locales, c'est-à-dire que les particules pouvaient avoir l'une sur l'autre une influence instantanée à une distance arbitraire. Soit il fallait renoncer au concept de particule élémentaire possédant, en l'absence de toute observation, des propriétés intrinsèques: on se retrouvait alors devant un vide ontologique profond - à moins d'adopter un positivisme radical, et de se contenter de développer le formalisme mathématique prédictif des observables en renonçant définitivement à l'idée de réalité sous-jacente." (p.155) Je suis brave non, de gober tout ce truc. Disons que je suis payée en épisodes tristement érotiques et cyniques par la suite ... Lisez si vous voulez, pour faire l'intellectuel, ou pour faire comme les autres, comme dans mon cas!
Aujourd'hui, avec le froid vif, l'hibiscus s'est réfugié dans la maison. Alors que le bananier ou l'ombre de lui-même est parti rejoindre les ordures ménagers. Je pars faire mes emplettes avec mon béret couleur citrouille alors que mon genou se fait baromètre au temps qui fait. Jour d'automne comme il se doit, rayons de soleil obliques, feuilles séchées qui craquent sous mes pas. Dimanche après-midi tranquille où je vaque à mes occupations, ni triste, ni joyeuse.
Soirée au cinéma avec un petit film si moche que je tairai le nom. Demain, un lundi que je préfère pas voir venir ... Mais cela veut dire que j'ai bien décanté ce week-end!
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