09 octobre 2003
Soulagement

Se lever avant les poules. Douche, séchoir, tailleur pantalon, rouge aux lèvres, hauts talons, table d'honneur, déjeuner-conférence. Ensuite, affaires courantes, malgré que outlook est loin d'être express, traînant de la patte, livrant mes messages en rechignant, tout en apportant mon courrier en cascades. L'ex-gendre téléphone très calmement, dialogue, discute, etc. Je suis soulagée de le voir remonter la pente. En gens civilisés qu'il dit. Je fais la courroie de transmission. Je viens de parler à l'oiselle sur sa branche. Si l'histoire des gens civilisés se poursuit, je pourrai être soulagée pour de bon. Mais rassurée? Il faut que je pratique le lâcher prise ... À ce chapitre, je suis loin de la bonne voie.

Trêve automnal ou été des indiens? J'ai eu chaud cet après-midi. Peut-être pourrons-nous nous baigner (je ne me suis pas trempée une seule fois cet été) dans le lac encore cette fin de semaine? En attendant, au perchoir, les violettes africaines fleurissent sur le rebord de la fenêtre de la cuisine. Du côté de la porte-fenêtre de ma chambre, l'érable rougeoyant teinte mon plancher de bois franc d'un ton chaud, presque irréel. J'entrevois une fin de semaine de répit, ouf, enfin!

Si je peux m'y mettre: le livre de Houellebecq traîne depuis dix jours. Mais avant, il y a du travail délaissé depuis trop longtemps, il y a une partie de golf promis au fils et remis toujours, il y a une autre conférence demain matin, il y a d'autres mails à envoyer, d'autres coups de fil à placer, une brochure à corriger, etc... à faire avant la fin de semaine! Et surtout, reprendre le contrôle de la bouffe que je me met dans la bouche pour stabiliser pour de bon cette glycémie capricieuse!

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