25 septembre 2003
Pendant

Pluie abondante, alors que nous faisons un saut vers le Nord pour le document d'hier. Un document bien mince, compte tenu des mois que les fonctionnaires prennent pour supposément monter leur dossier ... Bref passage dans notre maison où nous ne nous sommes même pas assis, puisque si nous y restons, ne ce serait qu'une heure, nous serons de nouveau un peu coincés dans nos horaires d'après-midi, en ville. Ah, je suis fatiguée de cette course effrénée aux détails tout azimuts!

Pluie encore quand nous nous sommes arrêtés pour manger. Étonnante disparité entre mon agenda qui semble vide et les multiples choses que je dois faire, d'ici demain. Commençons par tous les coups de fil que je dois donner. Alors donc, après-midi gorge sèche et combiné de téléphone en main. Mon mari qui me dit: "Que fais-tu, tu étais en ligne quand je partais, toujours en ligne quand je suis revenu!" Ah, je ne pourrais pas raconter tous les détails ... Je commence à en être épuisée moi-même.

Et pourtant, tout avance bien ... avec des petites zones d'ombre et d'inconnus ou de questionnements, ici et là. Comme toujours quand il y a des projets ou des idées en marche. La certitude est dans le champ des rêves. C'est ainsi que, entre tout ce qui avance bien et la certitude, il y a tous ces détails qui fatiguent, tant qu'ils ne deviennent pas des faits accomplis. Voilà le lot de tout ceux qui sont engagés dans quelle démarche que ce soit ... Paradoxalement, alors que tout avance bien, je rêve de désengagement, d'aller de par la vie et le monde, libre et sans attache! J'imagine que c'est la perspective de l'après qui donne la force de passer au travers pendant ... Mais avant, l'on ne pense jamais à tout ce chapelet de détails à voir (sinon l'on ne s'y engagera pas), on ne pensait qu'aux bénéfices de l'après. Heureusement que la mémoire efface les aléas du pendant, parce que sinon, il n'y aura pas d'avant, pendant ou d'après. Et ainsi, il n'y aura jamais de certitude, que des miettes détachées du présent sans fin ...

Ce soir, je mange un morceau et je vais voir le musicals Fosse. Trop fatiguée pour pleinement apprécier, mais nous avons des billets et des invités. Alors je fais bonne figure, la belle chorégraphie et les danseurs aidant. Les détails en chantier furent endigués pendant plus de deux heures, mais je ne suis pas reposée pour autant. Je me couche maintenant. Demain! demain je serai plus près de l'après ...

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