24 septembre 2003
Sans titre

J'allais ce matin au coloriste, avant de passer aux mains du coiffeur. Soupçon de fraîcheur d'automne dans l'air, j'avais ajouté un petit foulard pour adoucir ma veste de cuir. Mon livre de Kundera à la main, je m'en allais vers ce lieu familier, ce centre de soins de santé que je fréquente depuis vingt ans. Quand au coiffeur, il fait ce qu'il peut avec ma mince chevelure depuis au moins quinze. Il y a comme une douceur dans ces gestes coutumiers, un réconfort, un confort même, comme des touches d'ancrage dans ma vie montréalaise. Et ce livre, celui-là même dans ma main qui parle de l'attachement que l'émigré a pour son nouvel amour de pays, malgré la nostalgie du pays de ses origines, ce livre palpite, ce livre est vivant!

Un rendez-vous professionnel, reporté du matin à trop proche de midi, a duré jusqu'à 14h, me privant de repas à heure raisonnable. Ma glycémie dégringole, même rétablie, elle m'a gardée affaiblie tout l'après-midi. Nous faisions une épicerie-éclair au lieu de faire un saut vers la municipalité des Laurentides qui doit me fournir un document important, puisque nous étions rendus trop tard en après-midi, risquant d'arriver trop tard pour l'heure de fermeture des bureaux.

Souper frugal, au pain et à la soupe. Personne ne se plaint, heureusement que j'ai des fils et un mari faciles, côté bouffe. Puis, les jumeaux partant au théâtre à L'Espace Go, dans le cadre de leurs cours de français, l'autre devant étudier, nous étions allés au cinéma voir "Once upon a time in Mexico", un film coloré et bien divertissant. J'avais besoin de me changer les idées!

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