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Une journée qui a passé vite, quoique débalancée! Matin-ménage puisque j'avais décidé de passer au travers de la petite chambre de mon plus jeune fils. Vous en connaissez des jeunes qui lâchent tous leurs vêtements à terre sans rien ramasser? Ménage dans mes papiers aussi. Êtes-vous comme moi ramasseuse de tout, jusqu'au jour où vous élarguez tout ce qui ne vous dit plus rien. Sauf qu'il y a des bouts de papiers qui me disent toujours quelque chose depuis des années!
Vous ai-je déjà dit que depuis hier matin il n'y a plus de miroir dans ma chambre?
La boîte à récupération pleine, j'allais m'attaquer à de la correspondance et des parties de différents dossiers. J'allais, dis-je, puisque je suis prise de faiblesses dûes à des ajustements de médicaments ... Faut-il que je précise que, justement, les choses que j'allais faire sont toutes des "devoirs" plus que des plaisirs! D'où, cette faiblesse psychosomatique? Ha, je sais me raconter une histoire donc! Quoique ma glycémie a chuté à 4.2, du jamais vu depuis mes trois ans de diabète!
Ce soir, après une bonne préparation mentale, nous sommes allés voir la première pièce de la saison culturelle, Hamlet de Shakespeare, au TNM. Il paraît que depuis 400 ans, bien des troupes et des comédiens se sont casser les dents sur ce texte touffu. Mais cette fois-ci, cette co-production franco-québécoise a plus que bien fait: mon mari a écouté, et vibré, sur toutes les tirades shakespeariennes très bien rendues, pendant les quatre heures de la représentation (avec deux entractes). Il a fait mieux que moi qui s'est assoupie à deux reprises! Un décor chaotique, semble-t-il pour représenter un univers en décomposition, me déconcerte un peu, ou même beaucoup, quand je vois apparaître des comédiens en vêtements du 20è siècle, avec les chapeaux de feutre, tiens. Le TNM a toujours été très surprenante dans la mise en scène, c'est probablement l'apport du théâtre français qui a comme dépouillé le décor. J'avais déjà noté l'effet de l'influence extérieure, la saison dernière, lors de la pièce "Les manuscrits du déluge", avec la mise en scène de l'italienne Barbara Nativi. Charles Berling, le Hamlet de ce soir, a très bien fait je trouve: du coffre, de l'énergie à revendre ...
Ce soir, je suis vidée. Demain, il faut bien que je m'acquitte des "corvées" non réglées d'aujourd'hui!
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