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Une journée qui représente toutes mes sphères d'activités! Tôt ce matin, un comité exécutif où j'ai été très moi: avec ma blouse viêtnamienne qui me donne un petit air précieux, je n'ai pas été précieuse ridicule mais poupée chinoise articulée! Midi léger avec un repas qui l'est moins, en compagnie de mon mari, dans un petit resto-bistrot très français où nous avons pu réserver la dernière table ...
En début d'après-midi j'ai vu mon médecin qui m'écrit cette nouvelle prescription en se faisant rassurant: deux autres nouveaux médicaments à dose minimale et revisite dans deux mois pour ajouter un troisième! "Vous verrez, vous verrez, il y a plusieurs autres encore qu'on prendra plus tard si nécessaire!" L'essentiel, j'ai bien compris, est de garder le contrôle de ma mécanique interne pour le reste de mes jours (trente ans encore au moins, je l'espère) sinon ...
Et puis j'ai eu cette conversation téléphonique très, comment dirai-je, stratégique pour mes affaires collectives. Est-ce que je sais vraiment ce que je fais, ou est-ce cette conviction de faire ce qu'il faut faire qui me fait dire et faire ce qu'il faut faire. Bref, un interlocuteur à double tranchant au téléphone avec qui je joue sur le dos de la lame!
Rencontre ensuite au centre-ville pour mes affaires associatives. Je pénètre dans le premier gratte-ciel de Montréal, construit en 1888. Je regrette de ne pas avoir mon appareil-photo sous la main pour prendre les détails de l'édifice, mais je reviendrai.
J'assiste à la course au début du souper familial avant de partir rejoindre deux amies diaristes avec qui je parle diarisme et diaristes bien sûr. Je sais, ce n'est pas très brillant, mais, comme on se lit mutuellement, on se connaît assez pour ne pas avoir à creuser dans ce qui est plus personnel que ce que nous dévoilons de nous-mêmes déjà. Et même, je dirais que si on en dit plus, peut-être que nos paroles dépassent le fond de nos pensées, conférant importance ou valeur à des subtilités ou nuances, somme tout badines. Autour de la table règne une atmosphère de camaraderie et de cordialité, sur la chaise droite, mes jambes ankylosent, tant pis, ce n'est pas tous les jours une rencontre de diaristes ...
De retour au perchoir, je tombe directement dans le lit, sans bain ni toilette. Heureusement, papa a tout fait: lessive dans la journée, des sandwiches aux oeufs ce soir, et même, des bols de jello aux fraises!
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