06 août 2003
Travail-famille

Matinée de travail vouée à mes affaires associatives. De longs courriels qui ont le mérite de me remettre dans le coup complètement tout en me faisant sentir bien en selle dans des domaines relationnels qui demandent diligence et doigté. Je me sens bien ainsi, dans le bain jusqu'au cou, mais forte et calme. Tiens, travailler une demie-journée à la fois, mais tous les jours, c'est bien!

L'autre demie-journée sert à ramasser, à faire le marché, et mettre la table avec ma nouvelle vaisselle toute blanche, puisque ce soir je reçois pour les soixante-dix-sept ans de mon père. Asseoir tout le monde - vingt-six en tout, petits et grands - avec couvert et verre, ce n'est pas évident, alors même ma grande table qui me sert de bureau est devenue la table des jeunes, alors que la grande table à café du salon devient table des petits, et ma salle à manger n'asseoit que douze adultes.

Je prend toujours plaisir à mettre la table, m'attardant sur les détails, quitte à préparer ma soupe en catastrophe et ne plus faire mes légumes gratinés comme prévu ... et ressentir vivement l'envahissement de ma quiétude quand, en espace de dix minutes tout le monde arrive, avec leurs petits et leurs paquets. J'étais débordée ... trop de monde dans la cuisine en même temps. Ce fut une joyeuse débandade, le rôti de porc de mon mari côtoie les saucisses italiennes, la salade de ma soeur fraie avec les bánh cúôn, crêpes de riz fourrées à la viande, le saumur de poisson flirte avec le bordeaux, alors que le sake reste en marge, mourant d'envie de participer, mais que voulez-vous, avec tout ce monde et ces victuailles, certains sont oubliés ...

Le beau gâteau que mon mari a acheté ne sert que de cérémonial pour que petits et grands entonnent les chants d'anniversaire puisque trop sucré. Il a donc pris directement le chemin de la poubelle, les autres desserts, le durian et le chè, dessert frais, liquide et sucré, reprennent le flambeau sans problème. À 22h passé, la belle-soeur insiste pour passer sa contribution: cuisson et rebouffe de blés d'Inde bien tendres!

Vous comprenez bien que, à minuit passé, quand une de mes soeurs a tombé en panne sur le chemin de retour chez elle, j'ai fait, comme d'autres, un tour sur les lieux, non pas pour aider à pousser la voiture, mais pour sortir un peu le nez dehors, tout en blaguant sur le fait que "nous allons tous là où il y a de l'action" ...

Là, je ne sais plus quel jour j'en suis ...! Nous sommes hier encore, ou demain déjà? Le temps file ...

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