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Je veillais, j'y pensais toute la nuit ... Ce matin, malgré les quatre heures de sommeil, j'étais partie tôt. Long déjeuner avec une amie. Long voyage vers Repentigny, allant porter une clé qui n'est réclamée par personne, sauf que je ne voudrais pas courir un autre jour, quand je ne pourrais pas vraiment l'amener. Sur le chemin du retour, je pensais que j'aurai pu l'envoyer par la poste! Mais cela traduit mon désir de poser des gestes concrets et de sortir de ma léthargie. Puis je vais manger avec mes parents, leur guidant dans l'écriture de leur testament qui les font jongler un peu. Je me suis fait rassurante, très fille aînée. Même s'ils n'ont pas une fortune à s'en inquiéter, j'étais aussi jongleuse qu'eux à cause de la charge émotive et significative que cela implique. J'étais revenue épuisée de cette rencontre.
Ce soir, je suis allée au théâtre: "L'ouvre boîte" chez Jean-Duceppe, le duo Girard-Chouinard de la magique pièce "Don Quichotte" est bien en forme, mais cette pièce-ci ne lève pas, malgré une salle comble. Deuxième souper tardif au quartier chinois, ma soeur était en verve, ma fille mangeait son deuxième repas du jour et moi ... mon quatrième!
Une bien longue journée mais une journée significative je pense! Je me couche avec les inquiétudes: mes dossiers, mon autre soeur, mes affaires associatives ... On ne s'inquiète que quand on ne sent pas sa propre présence en temps et lieu ...
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