12 novembre 2002
Journée creuse

Non pas parce que je n'ai rien fait, mais parce que je ne sais pas où mène tout ce que je fais! Réunion dès 8h30, autour d'une table où les deux côtés essaient fort de dire que nous sommes dans le même bateau, sans rallier personne! Déjeuner à 12h30, d'un plat non satisfaisant, pendant que mes deux convives refont le monde, en théorie, comme de grands stratèges de salon. Un tour à la banque pour de simples dépôts de signature, exercice rendu impossible parce que la responsable n'est pas là (plusieurs réunions depuis la semaine dernière, ce qui explique qu'elle ne nous a même pas rappelés), personne pour s'excuser de notre dérangement non plus! Dès mon retour, j'ai mangé ... pour meubler la journée creuse, le petit bleu sur pain réussit à en relever un peu le goût!

Le diffuseur électrique ronronne, l'arôme des huiles essentielles envahit le perchoir, maintenant que j'ai soustrais l'huile d'amande douce de la concoction. Il paraît que j'avais surfait la dernière fois, comme l'huile d'amande douce ne sert qu'aux massages. La journée creuse passe, comme en douce, voilée sous les sens bien ampoulés ... Ce soir, peut-être ajouterai-je au visuel, par le biais du cinéma ... Frida ou Colombine? Il y en a pour tous les goûts!

Me voilà revenue! Frida m'a ressuscitée et fait pleurer mon tendre mari. Le sang circule de nouveau en moi, bouillonnant. Je mesure jusqu'à quel point je suis embourgeoisée. Je n'ai jamais aimé le Mexique comme dans ce film, la voix rauque des latinos, les hibiscus, les couleurs vives. Je suis maintenant introduite à la peinture écorchée, je sais que je suis capable d'en apprécier maintenant. En sortant du film, mon mari veut y retourner, c'est tout dire. Vous y allez vous aussi, promis?

Je disais que ma journée était creuse, mais je ne savais pas que c'était pour mieux apprécier toute cette amplitude ...

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