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Le titre de la pièce de théâtre hier soir, "L'échange", texte de Paul Claudel, mise en scène de Martin Faucher, de très bons comédiens. Une très belle pièce, sauf que j'étais distraite parfois. L'appel du large de Louis Laine me fait penser à Marius de Marcel Pagnol, Marthe, la douce amer de la pièce me fait penser à une amie qui ira voir la pièce la semaine prochaine. Il faut que je la prépare pour qu'elle soit forte ...
L'éternel "tradeoff", l'argent assidu ou la liberté bohême, le voeux sacré du mariage ou l'envoûtement de la sorcière, heureusement que la plupart d'entre nous sont entre les deux, sans trop d'extrême. Mais alors, être entre les deux, n'est-ce pas ce que l'on appelle médiocre? Grisaille de la majorité silencieuse oblige! Les exaltés, les passionnés, les excessifs, tiennent le beau rôle ou le mauvais! Quand aux autres, ils n'ont pas de rôle du tout, sauf celui de figurants ... De cette même volonté de s'élever au-dessus de la masse, naissent toutes les excentricités de la mode, de l'aliénation à la griffe, des rictus sociaux, etc. J'allais commencer un grand débat ... Brusquement cela ne me tente plus! Je n'ai plus la patience de ceux qui analysent et discutent longuement ... Justement, je suis facilement interpelée, mais je crois de moins en moins à ma capacité de changer le monde. Je vieillis il paraît! À moins que je ne sois lâche ...
Aujourd'hui je me prépare pour demain. Du travail pour toute la journée: le prix de la sécurité, une petite sécurité éphémère. Personne ne m'a encore offert une grosse liasse de billets, comme dans la pièce. Peut-être prendrai-je la liasse, en échange de ... je ne sais pas quoi! Peut-être que la supposition sert juste à vérifier le degré de sa propre lâcheté ...
Tout ce que je sais, c'est qu'en ce vendredi matin, une certaine lassitude mentale m'envahit ... Et si je sors me aérer les idées pour le change ...
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