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Dans une allée de grand magasin, il est tombé net devant l'amoncellement de toutous, non pas en peluche mais en ratine, des chiens à la face bâtarde mais avec de belles oreilles définitivement façon épagneule. Des toutous trop gros et non adaptés pour les bras des petites filles qu'il nous faudrait acheter des cadeaux pour Noël. Il en prend un d'autorité et l'installe dans notre carrosse d'épicerie. J'essaie de lui dire que ce n'est pas adéquat comme choix de cadeau, peut-être pour un garçon plus vieux, mais pas une petite bébé. Il me sort au hasard, un autre nom de petite fille plus vieille. Je ne suis toujours pas d'accord. Trois allées plus loin, le clébard est toujours là, sur la tarte et les fruits. J'ai fini par le prendre et le redéposer quelque part, en autant que ce n'est pas dans mon carrosse. Il (lui, pas le chien!) me regarde avec ses grands yeux: "C'est peut-être pour moi! Je veux un chien, lui il peut aller en haut, au perchoir!" C'est pas évident, un toutou pour garçon de cinquante-et-un ans ... Un jour, un jour, il aura son vrai chien ...
Ailleurs, dans d'autres grandes allées, il y a des syndicats, des patrons et ... des hommes. Où sont les chiens? À vous de décider! Ici, il y a ce lockout chez Vidéotron. Aux nouvelles, la seule vraie nouvelle syndicale qui me fait plaisir depuis des lunes, c'est celle du vote des employés de Hydro-Québec, pour cotiser chacun, directement de leur chèque de salaire, deux dollars par semaine, pour soutenir le fonds d'aide aux travailleurs de chez Vidéotron. Ça c'est de la solidarité!
Toujours ailleurs, dans d'autres sphères, la droite est encore plus à droite, avec ces élections américaines. Mais chez moi, cela ne préoccupe pas encore les petits hommes, qui eux, sont bien désolés que les Canadiens ont encore perdu sur la patinoire hier soir: 5 à 2! "C'est chien!", qu'ils disent!
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