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Hier en page B7 de la Presse, j'ai retrouvé un homme noble. Quand ils étaient petits, les enfants l'appelaient monsieur Lambros. Quand ils étaient plus petits encore, il descendait m'aider pour transporter trois bébés de ma voiture à la pouponnière. Je l'avais toujours connu avec sa barbe de patriarche et ses yeux brillants. Il y a deux ans, je l'avais croisé dans sa peau d'homme ordinaire. Hier donc, par un article, le père Lambros Kampéridis m'a rendue heureuse. Réellement, le raso et le kamilafki (soutane et calotte noires des prêtres orthodoxes) lui vont comme un gant! Il reste à savoir si j'ose passer le saluer à son bureau paroissial!
Hier soir, à la représentation de la dernière pièce de Michel Tremblay, comme le comédien Denys Paris était souffrant, l'auteur lui-même est venu donner la réplique aux autres! La salle fut heureuse et reconnaissante. J'étais contente de ma bonne fortune, maintenant j'ai la piqûre de l'auteur, alors que je le suivais à distance jusqu'à présent. Une très belle soirée donc, au Théâtre du Nouveau Monde.
Aujourd'hui, bonheur tout domestique: mon mari démonte les cadres de porte, fier et enchanté de la facilité de la chose. Je fais ma cuisson, tout en travaillant à distance et préparant la cuisine qui recevra un menuisier la semaine prochaine. Vaquer à ces occupations est un bonheur indescriptible, sûrement à cause de l'effet combiné des deux événements d'hier, racontés plus haut, mais aussi, le bonheur tranquille de ceux qui ont l'esprit en paix et le coeur en harmonie. Aujourd'hui, je ne regrette rien et n'anticipe pas non plus le futur. Il me semble que je suis comblée, sur tous les plans de ma vie.
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